LACKBERG Camilla - Cyanure


Suède. Quelques jours avant Noël. L'inspecteur Martin Molin accepte d'accompagner Lisette sa petite amie à une réunion familiale dans une maison d'hôtes située sur une petite île au large de Fjällbacka. Lors du premier repas, le patriarche, industriel millionnaire, annonce à sa famille rassemblée : ses deux fils, leurs épouses et enfants, qu'il en a marre de leur médiocrité et de leur avidité et qu'il les déhérite puis s'écroule sur la table. Le policier détecte rapidement qu'il a été empoisonné au cyanure, odeur d'amande oblige. L'île étant isolée par une grosse tempête de neige, il entreprend d'interroger tout le monde. Quelque temps plus tard, un autre meurtre se produit : Matte, le frère de  Lisette est tué à bout portant par une arme introuvable.
Martin inspecta la pièce. Il souleva le couvre-lit, mais ne vit rien de particulier. Il se dressa et examina le foyer de la cheminée qui ne contenait que quelques bûchettes carbonisées. L'arme du crime n'était pas ici. (p.99)
Dans un huis-clos où les haines familiales mijotent, l'auteur ne réussit qu'à faire une médiocre soupe à la Poirot et sans les petites cellules grises. Je n'ai jamais lu une enquête aussi pourrie, ni jamais été en présence d'un enquêteur aussi idiot qui n'arrête pas de se lamenter sur le fait qu'il ne sache pas comment s'y prendre tout seul et qu'il aimerait l'aide de son collègue (par trois fois en quelques pages, c'est de la redite !). Les personnages sont sans intérêt même si l'auteur donne à certains la parole en se glissant dans leurs pensées. Un secret de famille qui arrive comme un cheveu dans la soupe, rien à voir avec les morts qui ont lieu, on se demande ce que cette annecdote vient faire là. Un inspecteur qui réfléchit plus à ses relations amoureuses qu'à son enquête. Un livre de Sherlock Holmes se balade de chambre en chambre -sans précision de l'auteur (Arthur Conan Doyle) - finit par aider l'inspecteur à élucider les deux morts : j'aurais aimé avoir l'explication du "pourquoi du comment", surtout que le "truc" utilisé est plutôt emprunté aux romans d'Agatha Christie me semble-t-il.
Un style des plus banals ; dans le genre auteur de policier suédois, je préfère largement les romans et la prose de Henning Mankell. Grosse déception donc, heureusement que le bouquin se lit rapidement !

titre original : "Snöstorm och mandeldoft" sorti en 2007
édition française Actes Sud en 2011
148 pages
traduction du suédois par Lena GRUMBACH
illustration d'entrée de billet : © Anna Ådén


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