ECO Umberto - Le Nom de la rose


Italie, 1968, un narrateur évoque la possession d'un manuscrit écrit plusieurs siècles auparavant par un certain Adso de Melk ; celui-ci y relate des évènements de 1327 auxquels il prit part alors que, novice chez les moines bénédictins, il devint le secrétaire du moine franciscain Guillaume de Baskerville. A peine arrivés dans l'abbaye où doit se dérouler une entrevue de médiation entre deux confréries de moines qui ne reconnaissent pas l'autorité d'un même chef de l'église, ils sont mandatés pas l'abbé pour trouver la cause de la mort du jeune aide-bibliothécaire qui vient d'être retrouvé dans le précipice que surplombe l'Edifice, un très ancien bâtiment qui abrite la cuisine, le scriptorium et enfin la bibliothèque dans l'étage supérieur mais où personne n'est admis à pénétrer, exception faite des deux bibliothécaires : le responsable et son aide. Bientôt, d'autres cadavres sont retrouvés, sans que Guillaume réussisse à deviner l'identité du ou des coupables... si seulement la bibliothèque pouvait livrer son secret !
Un livre est fait de signes qui parlent d'autres signes, lesquels à leur tour parlent de choses. Sans un oeil qui le lit, un livre est porteur de signes qui ne produisent pas de concepts, et donc il est muet. Cette bibliothèque est née peut-être pour sauver les livres qu'elle contient, mais maintenant elle vit pour les enterrer. Raison pour quoi elle est devenue source d'impiété. (p.498)
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Ceci est ma deuxième lecture du roman, 20 ans après la première fois. Mon avis est mitigé : si j'ai été heureuse de retrouver la matière d'une bonne enquête policière j'y ai aussi subi les descriptions interminables des divisions entre confréries de moines, manigances pour le pouvoir etc...sans parler de nombreux passages en latin non traduits qui alourdissent un tantinet la lecture, personnellement j'ai survolé de nombreux pages.

J'avoue ne pas avoir été très attentive aux motifs de divisions autour de la religion, "Jesus a t-il rigolé" oui ou non, "a-t-il été pauvre ou riche", etc.... Tout cela dépasse mon entendement ! Par contre tout ce qui concerne la vie dans l'abbaye, le rythme d'une journée, la découverte des cadavres, les observations et déductions faites par nos deux limiers, très bien.

Donc une lecture appréciée, mais raccourcie par la suppression (survol) pure et simple des passages sur la théologie et tous ceux en latin !


titre original : Il nome della rosa
année sortie 1980 (Fabbri-Bompiani)
édition française en 1982 par Grasset et Fasquelle (mon édition) 415 pages
traduction de l'italien par Jean-Noël SCHIFANO
illustration d'entrée de billet : "St Jerome in the scriptorium" par Master of Parral

One Response so far.

  1. liliba says:

    Un bonheur, ce roman ! Je l'ai lu deux fois...

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