EGEMAR Béatrice - Le printemps des enfants perdus


Paris, 1750. Manon Dupré, 19 ans, suit les traces de son père dans la parfumerie qu'il a légué à son fils. Sa vie tranquille bascule lorsque son jeune neveu autiste, qui vivait jusqu'alors en province, arrive à Paris et s'enfuit de la maison mais reste introuvable. Ensuite, c'est son apprenti Gaspard, 16 ans qui disparaît. En enquêtant elle même, car la police ne semble rien pouvoir ou vouloir faire, elle découvre que de nombreux enfants plus ou moins jeunes ont été enlevés en plein jour à leur famille qui reste désespérée et impuissante devant une police peu amène. La rumeur laisse entendre que les enfants enlevés seraient sacrifiés pour que leur sang soigne un lépreux de la noblesse, mais Manon n'en croît rien. Avec l'aide de Joseph Vérité, un jeune étudiant en droit qui travaille également au service des Gardes-Françaises, elle découvrira les responsables d'un ignoble trafic d'enfants livrés à des pédophiles.

Gardes-Françaises (image wikipedia)

Le jeune homme qui accompagnait Violette portait le bel uniforme des Gardes-Françaises : justaucorps bleu avec parements rouges, culotte et bas rouges, chapeau bordé d'argent, guêtres blanches à boutons, cravate et cocarde de soie noire. (p.37)

Ma mère m'a prêté ce livre que je voulais lire depuis longtemps et qu'elle a trouvé moyen sans plus. De mon côté, je l'ai lu assez vite car le style est assez agréable, simple. Côté intrigue, j'ai eu l'impression de lire un "Alice Roy", l’héroïne de ma jeunesse.

Ce que j'ai aimé c'est découvrir la vie quotidienne de Manon, entre ses préparations de beauté, sa vie dans la boutique et la manière dont la maison est organisée.

J'ai moins aimé le côté policier du récit, trop superficiel, non plus les (trop) longs passages de type encyclopédiques qui alourdissent le récit et n'apportent pas d'éclairage spécifique (autant mettre un bas de page). J'ai trouvé les personnages un peu trop superficiels, dommage. En gros, je n'ai pas ressenti une réelle empathie avec cette jeune Manon, pas du tout comme j'arrive à "aimer" Nicolas Le Floch de Jean-François Parot ou encore Louis Fronsac de mon ami Jean d'Aillon.


année sortie 2013
édition Presse de la cité
242 pages
illustration d'entrée de billet : femme à sa toilette, école française (auteur inconnu)

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