Une année à Paris raconte l’histoire d’une anglaise qui séjourne à Paris afin d'écrire un essai sur Gertrude Stein qui s'y installa au début du XXè siècle en compagnie de son frère Leo où elle se distingua en tant que mécènes de nombreux artistes avant de devenir célèbre grâce à un roman sur sa "femme" Alice B. Toklas.

"My year in Paris with Gertrude Stein" publié en 2026 et traduit la même année par Céline Leroy aux Éditions du sous-sol.
J'ai lu ce livre en version électronique grâce à Netgallay, intéressée par le titre car je venais de lire "Alcools" de Guillaume Apollinaire (1880-1918) et que les notes complémentaires de mon édition évoquait Gertrude Stein (1874-1946) dont je n'ai jamais entendu parler jusqu'à présent. Parfois, mes choix de lectures jouent à saute-mouton d'un livre à l'autre.
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| Marie Laurencin "Apollinaire et ses amis" |
Guillaume Apollinaire est mon poète muse le plus fou. Il est mort de la grippe espagnole en 1918, à trente-huit ans, en même temps que des million d'autres frappés par cette pandémie étrangement non documentée qui a ravagé l'Europe. .../... Picasso avait l'habitude de plaisanter qu'Apollinaire, qui n'a jamais connu son père italien, était le fils du pape. Gertrude Stein aimait l'exubérance d'Apollinaire, admirait l'agilité de son esprit et sa sensibilité d'avant-garde. Ils étaient bons amis. Il a comparé l'explosion d'une balle à un "mimosa en fleur", mais il ne parlait peut-être pas de la balle qui lui a explosé le crâne. (emplacement 101)
J'ignore si mon ebook est conforme à ce qui est prévu par l'éditeur mais j'ai lu un texte complément désordonné, avec des numéros et des titres en milieu de ligne qui m'ont perturbée ; j'ai poursuivi ma lecture en tentant d'ignorer cette mise en page sans savoir si elle est voulu car lorsque j'ai lu d'autres avis, je n'ai pas retrouvé cette remarque.
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| exemple et ce n'est pas le seul... |
Tout ce mélodrame .../... m'offrait un répit bienvenu dans l'écriture de mon essai consacré à Gertrude Stein, sur qui j'en savais à la fois trop et pas du tout assez. Stein mettait beaucoup d'obstacles sur ma route. la route de la compréhension. Parfois, quand je lisais son style à la fois déroutant et captivant, j'avais envie de lui donner un coup dans les côtes. Elle voulait que les lecteurs viennent à elle, mais une partie d'elle-même ne supportait pas d'être trouvée. (empl. 44)
Nous apprenons donc un peu sur Gertrude Stein, ses études de psychologie, de médecine (brillante élève elle ne termina pas son doctorat), puis son départ pour Paris, ses relations mondaines, sa mise en ménage avec une femme, ses débuts de collectionneuse.
Collectionner l'art le plus audacieux du début du XXè siècle. Cézanne. Picasso. matisse. Les peintres "hors-la-loi" moqués, en difficultés. Gérer, à vingt-neuf ans, la première galerie d'art moderne d'Europe dans l'appartement qu'elle louait à Paris avec son frère. Puis elle décide de se trouver une femme et se de séparer de son frère, qui s'était mis à l'attaquer sur son écriture. (empl.213)
Dans cette année à Paris, qui n'est d'ailleurs pas celle de la narratrice mais celle de Eva (on le découvre à la fin du livre), nous aurons rencontré des artistes, été témoin de la recherche d'un chat perdu nommé "Le fil", traversé le Père Lachaise pour découvrir la tombe de Stein mais nous avons surtout lu de nombreuses digressions sur la création littéraire.
Chaque siècle a besoin qu'un artiste démantèle la cohérence telle qu'on l'a apprise et fasse de la place à la nouveauté.(empl.250)
La narratrice voue un culte à la prose de Virginia Woolf dont elle se sent plus proche "Pourtant c'est chez Virginia Woolf, née huit ans après Gertrude Stein, que j'ai trouvé le plus d'encouragement à chaque étape de ma vie. Sa pensée était très profonde. Et me correspondait. Et Gertrude Stein ? Sa pensée était très profonde. (empl.264)
Pour finir ce commentaire, je n'ai pas été conquise par la prose de cet auteur qui est assez indigeste : récit brouillon, pas de structure, pas de cohérence justement, j'avais l’impression de lire un grand tableau présentant des post-it, des images découpées et quelques couvertures de livres : "Paris est une fête" d'Hemingway, "L'autobiographie d'Alice B. Toklas" de Gertrude Stein.
Nul doute que je n'en resterai pas là de mes découvertes de G.Stein et que mes prochaines lectures en seront inspirées.
























