RECONDO Léonor (de) - Pietra viva


1505, Michelangelo se lance dans la préparation du monument funéraire que vient de lui commander le pape Jules II et se rend à Carrare pour sélectionner lui-même le marbre qui servira à ses sculptures. Mais le maître n'a pas l'esprit tranquille : juste avant son départ de l'abbaye où il officie parfois en tant que "légiste", autorisé à ouvrir les corps pour en étudier les secrets, il découvre que le frère Andrea dont il est tombé amoureux vient de mourir d'une mort inexpliquée.

Le début était tentant : j'imaginais une histoire style "le nom de la rose", hélas, j'ai été vite rattrapée par la déception : une histoire plate, des personnages insipides, un style comme figé ; je n'ai pas du tout trouvé de poésie, pourtant j'avais l'esprit prêt à y croire.
Et quand, la tête la première, il plongea dans son magma intérieur, il s'aperçut que sa chair était faite de pierre vive. De pietra viva. (p.61)
Michelangelo nous est présenté comme un homme dans la trentaine, attiré par les corps, surtout ceux des éphèbes, soit. Il a un passif avec les femmes : sa mère est morte alors qu'il était enfant et la seule femme qui ait grâce à ses yeux est sa nourrice et ses seins nourriciers qui hante sa mémoire. Il hait les enfants, du moins il s'en persuade jusqu'à ce qu'il se laisse attendrir par un jeune garçonnet orphelin de mère lorsqu'il séjourne à Carrare, j'ai trouvé cela tout à fait inutile et limite tendancieux. Déception donc pour ce roman choisi au hasard dans les rayons de ma médiathèque, une histoire qui aurait pu décrire d'une manière plus passionnante les mystères des affres de la création. Aucun humour. J'ai vraiment eu l'impression de lire un livre "froid" (comme le marbre).


année sortie 2013
édition Sabine WESPIERSER
215 pages
illustration d'entrée de billet : tombeau de Jules II par Michel-Ange

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