Décembre 1980. Un bébé de 3 mois environ est retrouvé dans les décombres d'un avion qui vient de s'écraser, aucun autre survivant. Deux familles, les Vitral, plus que modestes en couple vendeur de frites dans leur camionnette, et les Carville, industriels immensément riches, revendiquent le bébé comme étant leur petite-fille. Dans le doute, une enquête est mise en place pour déterminer d'éventuels liens. Intimement convaincu de faire le bon choix, le juge confie la petite aux grands-parents pauvres. L'autre "grand-mère" embauche un ancien mercenaire et lui demande de reprendre l'enquête, dût-elle durer jusqu'à la majorité de la fille qui grandit donc avec son grand "frère" Marc. Ces deux là sont pourtant attirés l'un par l'autre d'un amour qui n'a rien de fraternel.
- Monsieur Vitral, serait-il possible que je m'entretienne seul avec vous ?
Pierre Vitral hésita. Pas sa femme. La question, en fait, s'adressait à elle. Elle ne s'embrassa pas pour lui répondre :
- Non monsieur de Carville, cela ne va pas être possible.
Nicole Vitral tenait le jeune Marc dans ses bras. Elle ne le lâcha pas, le serrant plus fort encore. Elle continua :
- Même si je vais dans la cuisine, voyez-vous, monsieur de Carville, j'entendrai encore tout. C'est petit, chez nous. Même si je vais chez les voisins, j'entendrai encore tout. C'est comme ça. Les murs ne sont pas épais. On ne peut pas avoir de secrets. C'est peut-être parce qu'on n'en veut pas, d'ailleurs, des secrets. Marc, dans ses bras, pleurnichait un peu. Elle s'installa sur une chaise pour l'asseoir sur ces genoux, pour signifier aussi qu'elle ne bougerait pas.
Léonce de Carville ne parut pas plus impressionné que cela par la tirade.
- Comme vous voulez, continua-t-il avec son sourire de tombola, je ne serai pas long. Ce que j'ai à vous proposer tient en quelques mots. (p.99)
Des secrets. Il y en a à foison dans ce roman ! La forme est tout à fait judicieuse et entretient le suspens jusqu'aux dernières pages de ce road-story qui met en scène deux familles déchirées par un drame vieux de 18 ans : la petite fille rescapée est-elle ou pas celle que l'on imagine ? Pour le reste...je reste déçue ! Un style des plus plats, j'ai d'ailleurs choisi en désespoir de cause, car je ne trouvais rien de bien extraordinaire, un extrait de la page 99 en hommage à ce site qui explique que la page 99 vous donne à peu de choses près une idée de l'intérêt d'un livre. Les personnages sont hyper caricaturaux, et je n'ai pas pu une seconde m'attacher à l'un deux, même les deux jeunes héros m'ont semblés froids et impersonnels. Déception donc, d'autant plus que je m'attendais au fameux "livre de l'année 2012" dont j'avais entendu vanter les mérites un peu partout dans ma sphére littéraire.

Lien externe
Un avion sans elle - 516 pages
édition française 2012 Presse de la cité
illustration d'entrée de billet : crash d'avion










