Le Roman de Marceau Miller - Marceau MILLER


A la mort d'un célèbre écrivain, sa femme découvre un secret enfoui depuis 20 ans et la trahison de ceux qu'elle pensait être ses amis. Marceau Miller laisse une lettre pour sa femme lui indiquant que son dernier roman dévoile un secret qu'il a gardé en lui depuis 20 ans, mais lorsqu'elle se rend à la banque suisse et ouvre le coffre dont elle ignorait l'existence, point de roman mais une valise peine de billets, une fortune. Elle va alors chercher à retrouver le roman tout en devant subir l'enquête de la mort de son mari qui ne serait finalement pas victime d'un accident en montagne en ayant dévissé mais aurait été victime d'un meurtre.


Toujours à l'affut de découvrir un nouveau roman policier et intriguée par le résumé, je me suis empressée de solliciter la lecture de ce roman sur NetGalley dont j'ai très récemment découvert l'existence. Dès les premières pages j'ai eu des doutes : je n'aime pas trop l'écriture à la première personne lorsqu'on décrit des situations improbables et de surcroit au présent, en l'occurrence raconter son saut dans le vide vers la mort (premier chapitre).

Certes, le roman va alterner plusieurs récits et points de vue des personnages mais à chaque fois, j'ai trouvé le récit très artificiel et c'est dommage car les drames couvent sur 20 ans il y aurait eu de quoi faire un récit plus subtil.

Sans savoir que l'identité de l'auteur est un sujet à interrogation, j'ai tout de suite penser à Joël Dicker moi aussi car on y trouve tout les ingrédients : une multitude de personnages stéréotypés aux comportements invraisemblables, des endroits magnifiques, de fausses pistes pour le lecteur comme par exemple : la disparition mystérieuse de Jade, la soeur de Marceau sans qu'on retrouve le corps 20 ans auparavant, des ordinateurs qui disparaissent, des mots de passe qui changent, un manuscrit témoignage qui disparait, et...

Est-ce un livre recommandable ? Ceux qui aiment le style de Joël Dicker et celui de Karine Giébel seront ravis et comblés car une fois commencé le livre, on ne peut pas vraiment le lâcher, on a envie de savoir de quoi il retourne. Les autres, dont je fais partie, regretteront trop de situations rocambolesques, aucune psychologie des personnages (les enfants de 11 et 12 ans ne semblent pas tellement touchés par la mort de leur père, et que dire de son épouse qui agit comme une hystérique de nombreuses fois).

Il reste quelque chose de positif : l'envie de découvrir cette région entre lac et montagne, ainsi que le décrit Marceau dans son journal :

La rencontre de la grande Nature. Je passais le plus clair de mon temps à l’extérieur, à crapahuter dans la région. Devant cet appétit nouveau, ma mère nous a inscrits à “la Maison de la Forêt”, Jade et moi. L’association jouait le rôle d’annexe locale de l’office de tourisme et proposait de nombreuses activités pour les enfants. Nous y avons trouvé nos marques avec Jade. Plus encore, nous y avons trouvé un refuge – dès l’accident qui a coûté la vie à mon père. J’avais alors dix ans, et Jade 11 mois de moins que moi. Nous avons traversé cette tragédie comme la traversent des enfants de cet âge. Nous voulions être des enfants comme les autres, malgré la fatalité en plus et un père en moins. Les années passaient pourtant et la souffrance sourdait en nous. Nous vivions avec un fantôme, comptant sur l’âge adulte pour qu’il nous débarrasse de lui et nous ouvre un nouvel horizon. 


publié en 2025 édition de la Martinière

 


Illustration d'entrée de billet "Lac Léman" par Haut risque sur Unsplash 

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