dimanche 30 juin 2024

Prince d'orchestre - Metin ARDITI


Un chef d’orchestre de renommée mondiale est au sommet de la gloire et s'apprête à enregistrer le B16 (seize plus célèbres compositions pour orchestre de Beethoven) auquel il n'arrête pas de penser, réfléchissant aux solistes qui l'accompagneront sans toutefois l'éclipser, y compris lorsqu'il conduit un orchestre (sa maitrise en fait un robot !). A la suite d'une critique, son aura diminue et laisse percer la folie qui l'habite depuis son enfance.

La blessure n'avait jamais cicatrisé. Elle avait été maquillée par un enrobage clinquant et vulgaire de concerts donnés à tour de bras, de gloriole, d'argent, tout cela suivi et amplifié jusqu'à la nausée par une armée d'obligés.

Voici un livre aperçu sur sa petite étagère à l'initiale "A" de ma médiathèque préférée (mon village) et j'ai été attirée par le nom de l'auteur car j'ai déjà lu de lui "l'homme qui peignait les âmes" et j'avais apprécié l'histoire peu conventionnelle (non critiqué).

Au début, j'ai bien aimé malgré l'incipit qui m'a refroidie (un homme se suicide). Au fil des chapitres qui se lisent facilement malgré la présence de nombreux passages sur la musique, j'ai peu à peu déchanté et j'ai ressenti la sensation d'un soufflet qui est resté trop longtemps à l'air libre.
Le héros chef d'orchestre est un rustre, qui n'aime ni sa femme, ni sa mère, ni sa musique et peut-être aussi ni son métier ! Par contre il aime la gloire et la perte de celle-ci (mauvaises critiques) le font "capoter" comme on dit, il entre dans la démence et on a hâte de lire la fin.

Moi qui espérait que ce livre soit une belle histoire car je comptais en acheter un exemplaire pour l'offrir à un ami chef d'orchestre je vais bien vite chercher une nouvelle idée de cadeau car je ne recommande pas du tout cette lecture malgré un style soigné car je n'aime pas l'histoire qu'il raconte.

publié en 2012

samedi 29 juin 2024

Framboise - Aurélien FERENCZI



Dans ce florilège de réflexions éparses, je ne crois pas qu'il y ait eu chez Françoise Dorléac de l'artifice ou de la coquetterie. J'ai envie de croire à ce qu'elle dit, de la croire. Comme si, ce jour-là, elle s'était ouverte entièrement, allant gratter dans les recoins de sa pensée, au fond du labyrinthe, derrière des tentures qu'elle aurait mises pour cacher le mal-être et la peur, ce qui la constitue pleinement. (p.101)

Aurélien Ferenczi, journaliste spécialisé dans le cinéma, décide de retracer la courte carrière de Françoise Dorléac morte tragiquement à 25 ans dans un accident de voiture, à partir de documents d'archives et de récit de quelques rares contemporains qui ont bien voulu lui apporter leur témoignage. 

Le récit est non chronologique et prend la forme d'une carte du tendre qui s'appuie sur les films que l'auteur nous relate, à commencer par "l'homme de Rio" qui lui a fait forte impression (que personnellement je n'ai pas du tout aimé car trop loufoque). De film en film, de chapitre en chapitre, on retrousse parfois le temps lorsque Françoise est encore enfant et passe une première audition, est adolescente en vacances avec sa soeur Catherine.

Françoise est passé par l'entrée des artistes, a grimpé en frissonnant l'escalier étroit, emprunté des couloirs tortueux, sentant confusément que les théâtres sont des labyrinthes où ne pas se perdre est un rituel réservé à un peuple élu. (p.38)

Le récit saute donc d'une époque à l'autre, d'un tournage à l'autre, d'un amoureux à l'autre, mais ne prend jamais le chemin de la vraie vie, comme si Françoise n'avait été qu'une actrice, toujours en représentation : elle danse, elle voyage, mais elle n'est pas amie, ni soeur, ni fille, du moins c'est l'impression que j'ai ressentie car le livre ne fait le portrait de Françoise Dorléac qu'à travers ses choix de film ou d'amants et j'aurai aimé des témoignages de ses amis proches, de sa soeur dans ce livre car je n'ai pas vu les deux documentaires que l'auteur évoque à la fin lorsqu'il regrette de ne pas avoir pu visiter les lieux où elle a habité. 

A la fin, l'auteur s'épanche sur sa propre famille qu'il a perdu de vue depuis longtemps (je n'ai pas trop compris l'intérêt dans ce livre).

Impression générale : un joli récit pour découvrir les coulisses d'une vie d'actrice mais qui manque un peu de naturel en occultant la partie psychologique de la femme qui vit tout de même  la révolution sexuelle de ces années-là d'avant 68 (contraception ?), elle aime les animaux (était-elle végétarienne ?), toutes ces choses que j'aurais aimé apprendre sur une actrice que j'admire beaucoup, surtout pour son rôle dans "la peau douce" ; lire ici mon avis.

 


 


🔰Livre reçu gracieusement dans le cadre de l'opération "masse critique juin 2024", merci aux éditions Actes Sud et à Babelio de m'avoir sélectionnée.


Les Employés - Olga Ravn



Le propre d'un roman n'est-il pas de distraire ? informer ? faire voyager ? Dans ce livre nous voyageons effectivement dans l'inconnu : l'espace, dans un vaisseau à bord duquel se côtoient humains, humanoïdes et objets ovoïdes ou peaux mystérieuses qui sont entreposés dans deux salles et qu'il faut nettoyer.
A la suite d'un évènement (comportement bizarre des employés), une commission d'enquête décide de prendre les dépositions des employés du vaisseau (humains et "ressemblants") avant de rendre le verdict au bout de 18 mois (ce sera la destruction de tout ce qui est organique à bord du vaisseau).

J'avoue avoir laissé sa chance à ce bouquin malgré les critiques assez négatives lues sur Babelio mais je l'ai emprunté à ma médiathèque pour me faire ma propre opinion.

Je l'ai vite lu mais je n'ai pas été enchantée par cet instant de lecture, je reste plutôt interrogative car je n'aime pas les romans qui laissent trop filer l'imagination des lecteurs.
Le style n'est pas désagréable mais la lecture joue à un saute mouton non linéaire sur des chapitres polyphoniques qui donne une clé ou un trou de serrure par lequel il faut regarder.

Histoire fastidieuse et désenchantée, je n'ai particulièrement pas apprécié la chute : il n'y a pas de vraie fin !
publié en français en 2020


Quand ont commencé les rêves ? Après les deux premières semaines, je crois. Dans le rêve, tous les pores de ma peau sont ouverts, et je vois que dans chaque pore il y a une petite pierre. J'ai l'impression de ne pas me reconnaître. Je me gratte sans arrêt jusqu'au sang.



Illustration d'entrée de billet : Chris Foss

vendredi 28 juin 2024

Séance à la Maison Egyptienne - Maryla SZYMICZKOWA



Peu avant la fin d'année 1898, un soir d'éclipse de Lune, tandis que son mari assiste à l'évènement en compagnie de scientifiques comme lui, Zofia Turbotyńska se rend à l'invitation des Beringer dans la "maison égyptienne" où doit se dérouler une séance de spiritisme en la personne d'Olga Ryczywolska, ancienne artiste de cirque et nouvelle médium qui doit faire sa réputation. Mais la fête est écourtée lorsque le docteur Beringer s'écroule mort, vraisemblablement victime d'un empoisonnement. Zofia Turbotyńska prévient le juge d'instruction Klossowitz afin de mener l'enquête plus discrètement que ne le ferait des policiers. Mais le temps presse, ils ont trois jours pour interroger les protagonistes de la soirée et comme d'habitude, Zofia ne va pas ménager ses interrogations, parfois même au delà de sa loyale moralité.
Ah oui… Car vois-tu, ma chère, le directeur Karliński organise une rencontre pour les intéressés à l’observatoire astronomique, nous allons regarder l’éclipse dans des conditions scientifiques adéquates…(p.22)


Dès que je l'ai vu sur le rayonnage "nouveautés" de ma médiathèque je n'ai pas hésité car j'ai déjà lu les deux premiers romans de Maryla Szymiczkowa (aka Jacek Dehnel et Piotr Tarczyński) et que j'aime beaucoup ces plongées dans le Cracovie de fin de siècle, dûment documentées de journaux d'époque comme le précisent à la fin "les auteurs".
Le style est assez soutenu avec un vocabulaire de qualité, et certainement très bien traduit car très agréable à lire, sans fausse note, ni répétition.
Ce roman est la 3è aventure de l'épouse du docteur Turbotyński qu'on imagine tellement bien parcourir les rues de Cracovie sous la neige ou à bord d'un fiacre.
Le personnage de Zofia est très dynamique et me plait beaucoup et je lirai avec tout autant de plaisir les prochaines enquêtes qui ont déjà été publiées en polonais : La Corne d’Or (en 2020) et Mort à Venise (en 2023).

publié en 2024 (Français), 2018 en polonais


Ce n’était pas que Zofia en voulait à son mari de ne pas l’accompagner chez les Beringer ; son impatience traduisait plutôt de l’excitation. Si elle était réticente à toute démesure ou crédulité excessive, elle nourrissait tout de même en elle un goût pour les choses extraordinaires et neuves, et la séance de spiritisme en faisait incontestablement partie, elle l’attendait donc avec impatience. Au fond, peu lui importait que les esprits existassent vraiment ou non, qu’ils secouassent les tables et toquassent sur l’acajou, ou qu’un ectoplasme fût une substance surnaturelle venant de l’au-delà ou seulement de la ouatine imbibée de saindoux ou encore de la gaze avec du blanc d’œuf. Seul comptait le fait que, outre la vue d’une Cracovie hivernale derrière la vitre du fiacre, se déployait face à elle la perspective d’une merveilleuse soirée : une médium, une table tournante, des habitants de l’au-delà, des individus louches. (p.32)

Illustration d'entrée de billet : couverture du roman en polonais


Pour découvrir les deux premiers romans :
tome 1

samedi 8 juin 2024

Loch Down Abbey - Beth COWAN-ERSKINE


Les Inverkillen, une famille aristocrate d'Écosse vivant à Loch Down Abbey, une propriété dans la famille depuis 600 ans, voit son train de vie chamboulé lorsque la nounou meurt d'une nouvelle épidémie qui va proliférer dans le voisinage, écartant peu à peu leur domesticité. Mais le grand bouleversement va venir lorsque le fils ainé de la comtesse douairière est retrouvé mort dans la rivière à un endroit où il n'aurait pas dû se retrouver vu qu'il ne savait pas nager. Alors que la police conclu à un accident, Madame MacBain, la gouvernante, pense que sa mort profite à l'un des héritiers et cherche quel est le membre de la famille qui aurait pu être à ses côté lors de l'accident.

Très heureuse surprise que la lecture de ce roman vraiment bien écrit et truffé d'humour, faisant le parallèle astucieux entre le confinement vécu peu à peu par la famille Inverkillen et le confinement de 2020 suite au COVID : les malades sont isolés, ceux qui sont en contact avec des gens potentiellement touchés portent des masques pour ne pas contaminer ceux qui ne sortent pas du domaine etc.. même la raréfaction du papier toilette est évoquée, c'est tellement bien fait !

On pense aussi forcément à la série des Downton Abbey pour ceux qui l'ont vue car elle décrit les routines des maitres en étages et des domestiques en sous-sol.

Bien que ce ne soit pas un roman policer, la quête de la gouvernante qui cherche à comprendre la cause réelle de la mort du comte me fait classer ce roman en tant que "cosy-mystery" ; le côté "humour" est lui apporté au gré des chapitres où tout va de mal en pis pour les Inverkillen qui perdent leurs routines : obligés d'allumer eux-mêmes leur feu de chambre, d'apprendre à faire les lits, de se limiter à 6 pièces des centaines de pièces du château, de ne plus de servir de tous les cabinets de toilettes car il n'y a pas assez de PQ ! Pour couronner le tout, la famille découvre à la lecture du testament qu'elle est au bord de la ruine à cause de la mauvaise gestion du domaine et qu'il va falloir vendre !

Vraiment l'imagination de l'auteur, qui s'est inspirée de la famille de son époux écossais et du confinement subit, n'a pas de limite et l'épilogue se tient dans une note positive, comme on dit dans les contes "tout est bien qui finit bien" (pour ceux qui le méritent !). 

Un très bon moment de lecture que je recommande.

publié en 2021

Mme MacBain expliqua le nombre d'allers-retours faits chaque jour entre les chambres et les quartiers des domestiques : allumer le cheminées, emporter les poubelles, les ramener une fois vides, habiller les dames et finalement faire les lits et nettoyer les chambres. Tous ces trajets empiétaient franchement sur des tâches bien plus importantes, comme la lessive.
- Habituellement, ces tâches sont gérées par six femmes de chambre et deux valets de pieds, mais il ne reste plus que Maxwell et moi à présent, alors quand un grain de sable nous fait prendre du retard, c'est le programme de toute la journée qui s'en trouve modifié. Si les dames acceptaient de s'habiller seules et de prendre leur petit-déjeuner dans la salle à manger, cela nous donnerait plus de temps pour faire les chambres. Cela aiderait également, la cuisinière. Elle est seule aux fourneaux désormais et nous avons dû enrôler Lockridge pour l'aider. 
Lockridge ? Le chauffeur fait la cuisine ? Mon Dieu mais où va le monde ? (p.223)

Illustration d'entrée de billet : Hôtel Schloss Roxburghe

mardi 4 juin 2024

Le sorcier et la luciole - Christine Campadieu


Dans le début des années 2000, par un heureux concours de circonstances, la vigneronne Christine Campadieu (la luciole) a eu l'occasion d'accompagner Jim Harrison (le sorcier) dans son pèlerinage sur les traces des poètes espagnols, avant de le suivre dans d'autres visites en Europe. Elle sera également invitée chez Jim, fera connaissance de ses amis et famille. Le récit que fait l'auteur s'organise en chapitres thématiques non chronologiques et certains passages sont illustrés de photos rassemblées à la fin du livre.

Sans la gentillesse de mon amie M. qui me l'a offert pour mon anniversaire, je serais passée à côté de ce petit bijou pour moi qui aime le Grand Jim depuis quelques années maintenant (depuis ma première lecture en 2008 avec "Faux Soleil").

Grâce à ce court récit (160 pages environ) j'ai appris certaines choses de Jim que j'ignorai (oui oui), notamment son caractère plutôt bougon. Je savais déjà qu'il aimait les bons petits plats et le vin ! et bien nous sommes biens servis de ce côté là avec nombre description de repas et de recettes.

Il y a beaucoup de mélancolie, que je peux comprendre, dans les mots de l'auteur très affectée par la perte de son vieil ami qui décède d'une crise cardiaque en 2016, le stylo dans une main et une cigarette dans l'autre, et qui avoue avoir eu besoin de plusieurs années pour être enfin capable de délivrer les souvenirs secrets de ce grand écrivain qui fait partie de mes préférés.

Voici un très joli récit rempli de poésie avec un bémol car l'auteur fait des allusions à des moments douloureux de sa vie personnelle sans trop les expliquer, ce qui m'a un peu déconcertée car il est tout de même question d'un mari qui se suicide dans un premier temps, et plus loin d'un divorce : ces informations surgissent un peu comme sorties de nulle part et me semblent incongrues dans ce récit.


publié en 2024

Ce dîner a été l'un des plus vivants et mémorables de ce séjour parisien. Le lendemain, les deux Jim étaient invités à un "banquet littéraire" avec Jay McInerney, jolie concentration d'écrivains américains au Cent-quatre dans le 19è arrondissement, organisée par la ville de Paris. Nous sommes rentrés en faisant le détour par les quais, mais Jim n'a pas manqué de s'extasier devant le "plus vieil arbre de Paris" dans le square Viviani, juste devant le restaurant, un arbre impressionnant aux branches soutenues par des attelles, un robinier planté là avant la naissance de Voltaire. (p.126)



Illustration d'entrée de billet : Ron Hicks

Amour, meurtre et pandémie - Xiaolong QIU



Bien que toujours en position administrative de "convalescence" forcée par le parti communiste chinois, l'ancien inspecteur Chen Cao - qui détient depuis quelques temps le titre fantoche de directeur du Bureau de la réforme judiciaire - est mandaté par la ville de Shanghai pour enquêter sur les morts suspectes de trois individus évoluant dans l'entourage d'un hôpital : un administrateur, un chirurgien et une infirmière.
Devant travailler dans le contexte de la pandémie du COVID, Chen Cao est assisté depuis quelques temps par Jin, sa secrétaire, qui remplace en quelque sorte ses anciens amis et partenaires de la police. Les caméras de surveillance intrusives qui quadrillent désormais la ville vont toutefois lui permettre de visualiser les déplacements des victimes avant leur mort et ainsi découvrir les raisons de ces meurtres qui ne sont pas forcément liés entre eux.
- Mais je ne suis pas libre de mes mouvements. Mon îlot a des règles très strictes et les résidents ne peuvent sortir que deux ou trois fois par semaine. En outre, Jin vient juste de me dire qu'à partir de demain le métro p de la ville risque de fermer...
- Vous n'avez pas à vous souciez de cela, directeur Chen. Un permis spécial est en train d'être établi pour vous permettre de circuler librement. Et considérant les problèmes de transport, nous avons réservé tout un étage d'un hôtel situé à proximité de l'hôpital - à quelques minutes à pieds en fait. (p.53)
En parallèle de ses enquêtes, l'un de ses contacts à Wuhan lui communique les effroyables situations vécues par les habitants et Chen Cao décide de faire connaitre la vérité de la politique "zéro Covid" du parti. Dans une ville en transformation avec la destruction des anciens bâtiments et échoppes qui ferment pour éviter la propagation du COVID, l'ex-inspecteur a bien du mal a reconnaitre la ville de sa jeunesse et peine à se laisser attendrir par l'amour que lui porte sa secrétaire du fait de leur différence d'âge.

Voilà pourquoi je me suis prise "d'amour" pour le cycle Chen Cao : à chaque livre et sous le prétexte d'une enquête, l'auteur nous fait connaitre son amour pour la Chine mais aussi les erreurs d'un gouvernement de dictature que l'on ne peut contrer qu'avec des appuis, de l'intelligence et une certaine propension à l'hypocrisie pour survivre.

- [.../...] Avant d'être condamné à des années de prison, il a dû affronter l'humiliation de plaider coupable à la télévision d'état. mais il aime vraiment la Chine.
- Oui, le gouvernement et le pays sont deux entités différentes.
- Sans compter que c'est un gouvernement dépourvu de légitimité, mais doté d'un réseau de surveillance aux mailles de plus en plus serrées. Vous vous rappelez le drone qui survolait la fenêtre de notre hôtel dans les Montagnes Jaunes(*) ? Maintenant, les autorités en utilisent pour la surveillance de masse. (p.109)

(*) lire Un dîner chez Min

Fin 2019, le monde a vu apparaître cette incroyable pandémie qui a bouleversé certaines de nos vies ; ici l'auteur dénonce l'inhumanité des règlements qui ne laissent pas la place au bon sens et sont coupables de "non assistance à personnes en danger".

Bien qu'arrivant tardivement, je suis contente que l'auteur ait choisi de donner une possible compagne a "mon" Chen Cao, bien que j'aurais préféré qu'il lui donne à retrouver son amie Ling qui est désormais libre.
Arrivée à la fin des enquêtes éditées à ce jour, la fin suggère que le cycle pourrait continuer ; l'avenir me le dira et je serai au rendez-vous !

publication anglais 2022, française 2023


Quoi qu'il en fût, une jeune femme comme Jin devait penser à sa propre carrière. Sans même parler de leur différence d'âge.
Et il était si difficile pour les gens de s'aimer sous les caméras de surveillance. Et plus encore en temps de pandémie. Big brother vous regarde. Pourtant elle était revenue vers lui, d'abord en lui rendant une visite impromptue à son appartement à titre de secrétaire, avant de le suivre dans cet hôtel à titre d'enquêtrice adjointe. (p.93)


Illustration d'entrée de billet : Edgar Ende