La blessure n'avait jamais cicatrisé. Elle avait été maquillée par un enrobage clinquant et vulgaire de concerts donnés à tour de bras, de gloriole, d'argent, tout cela suivi et amplifié jusqu'à la nausée par une armée d'obligés.
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| publié en 2012 |
La blessure n'avait jamais cicatrisé. Elle avait été maquillée par un enrobage clinquant et vulgaire de concerts donnés à tour de bras, de gloriole, d'argent, tout cela suivi et amplifié jusqu'à la nausée par une armée d'obligés.
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| publié en 2012 |
Impression générale : un joli récit pour découvrir les coulisses d'une vie d'actrice mais qui manque un peu de naturel en occultant la partie psychologique de la femme qui vit tout de même la révolution sexuelle de ces années-là d'avant 68 (contraception ?), elle aime les animaux (était-elle végétarienne ?), toutes ces choses que j'aurais aimé apprendre sur une actrice que j'admire beaucoup, surtout pour son rôle dans "la peau douce" ; lire ici mon avis.
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| publié en français en 2020 |
Ah oui… Car vois-tu, ma chère, le directeur Karliński organise une rencontre pour les intéressés à l’observatoire astronomique, nous allons regarder l’éclipse dans des conditions scientifiques adéquates…(p.22)

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| publié en 2024 (Français), 2018 en polonais |
Ce n’était pas que Zofia en voulait à son mari de ne pas l’accompagner chez les Beringer ; son impatience traduisait plutôt de l’excitation. Si elle était réticente à toute démesure ou crédulité excessive, elle nourrissait tout de même en elle un goût pour les choses extraordinaires et neuves, et la séance de spiritisme en faisait incontestablement partie, elle l’attendait donc avec impatience. Au fond, peu lui importait que les esprits existassent vraiment ou non, qu’ils secouassent les tables et toquassent sur l’acajou, ou qu’un ectoplasme fût une substance surnaturelle venant de l’au-delà ou seulement de la ouatine imbibée de saindoux ou encore de la gaze avec du blanc d’œuf. Seul comptait le fait que, outre la vue d’une Cracovie hivernale derrière la vitre du fiacre, se déployait face à elle la perspective d’une merveilleuse soirée : une médium, une table tournante, des habitants de l’au-delà, des individus louches. (p.32)
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| tome 1 |

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| publié en 2021 |
Mme MacBain expliqua le nombre d'allers-retours faits chaque jour entre les chambres et les quartiers des domestiques : allumer le cheminées, emporter les poubelles, les ramener une fois vides, habiller les dames et finalement faire les lits et nettoyer les chambres. Tous ces trajets empiétaient franchement sur des tâches bien plus importantes, comme la lessive.
- Habituellement, ces tâches sont gérées par six femmes de chambre et deux valets de pieds, mais il ne reste plus que Maxwell et moi à présent, alors quand un grain de sable nous fait prendre du retard, c'est le programme de toute la journée qui s'en trouve modifié. Si les dames acceptaient de s'habiller seules et de prendre leur petit-déjeuner dans la salle à manger, cela nous donnerait plus de temps pour faire les chambres. Cela aiderait également, la cuisinière. Elle est seule aux fourneaux désormais et nous avons dû enrôler Lockridge pour l'aider.
- Lockridge ? Le chauffeur fait la cuisine ? Mon Dieu mais où va le monde ? (p.223)

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| publié en 2024 |
Ce dîner a été l'un des plus vivants et mémorables de ce séjour parisien. Le lendemain, les deux Jim étaient invités à un "banquet littéraire" avec Jay McInerney, jolie concentration d'écrivains américains au Cent-quatre dans le 19è arrondissement, organisée par la ville de Paris. Nous sommes rentrés en faisant le détour par les quais, mais Jim n'a pas manqué de s'extasier devant le "plus vieil arbre de Paris" dans le square Viviani, juste devant le restaurant, un arbre impressionnant aux branches soutenues par des attelles, un robinier planté là avant la naissance de Voltaire. (p.126)
- Mais je ne suis pas libre de mes mouvements. Mon îlot a des règles très strictes et les résidents ne peuvent sortir que deux ou trois fois par semaine. En outre, Jin vient juste de me dire qu'à partir de demain le métro p de la ville risque de fermer...- Vous n'avez pas à vous souciez de cela, directeur Chen. Un permis spécial est en train d'être établi pour vous permettre de circuler librement. Et considérant les problèmes de transport, nous avons réservé tout un étage d'un hôtel situé à proximité de l'hôpital - à quelques minutes à pieds en fait. (p.53)
En parallèle de ses enquêtes, l'un de ses contacts à Wuhan lui communique les effroyables situations vécues par les habitants et Chen Cao décide de faire connaitre la vérité de la politique "zéro Covid" du parti. Dans une ville en transformation avec la destruction des anciens bâtiments et échoppes qui ferment pour éviter la propagation du COVID, l'ex-inspecteur a bien du mal a reconnaitre la ville de sa jeunesse et peine à se laisser attendrir par l'amour que lui porte sa secrétaire du fait de leur différence d'âge.
Voilà pourquoi je me suis prise "d'amour" pour le cycle Chen Cao : à chaque livre et sous le prétexte d'une enquête, l'auteur nous fait connaitre son amour pour la Chine mais aussi les erreurs d'un gouvernement de dictature que l'on ne peut contrer qu'avec des appuis, de l'intelligence et une certaine propension à l'hypocrisie pour survivre.
- [.../...] Avant d'être condamné à des années de prison, il a dû affronter l'humiliation de plaider coupable à la télévision d'état. mais il aime vraiment la Chine.- Oui, le gouvernement et le pays sont deux entités différentes.- Sans compter que c'est un gouvernement dépourvu de légitimité, mais doté d'un réseau de surveillance aux mailles de plus en plus serrées. Vous vous rappelez le drone qui survolait la fenêtre de notre hôtel dans les Montagnes Jaunes(*) ? Maintenant, les autorités en utilisent pour la surveillance de masse. (p.109)
(*) lire Un dîner chez Min
Fin 2019, le monde a vu apparaître cette incroyable pandémie qui a bouleversé certaines de nos vies ; ici l'auteur dénonce l'inhumanité des règlements qui ne laissent pas la place au bon sens et sont coupables de "non assistance à personnes en danger".
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| publication anglais 2022, française 2023 |
Quoi qu'il en fût, une jeune femme comme Jin devait penser à sa propre carrière. Sans même parler de leur différence d'âge.
Et il était si difficile pour les gens de s'aimer sous les caméras de surveillance. Et plus encore en temps de pandémie. Big brother vous regarde. Pourtant elle était revenue vers lui, d'abord en lui rendant une visite impromptue à son appartement à titre de secrétaire, avant de le suivre dans cet hôtel à titre d'enquêtrice adjointe. (p.93)