Le crime de la momie - Christian JACQ
Londres. Le couple Mortimer s'apprête à aller au théâtre mais à la dernière minute, le professeur Mortimer, un éminent égyptologue du British museum, s'excuse prétextant un début de grippe et propose à son épouse d'y aller accompagnée de son fils Philipp, issu d'un premier mariage, puis poursuit sa querelle avec son assistant qui l'implore de débloquer des fonds pour financer une campagne d'étude en Egypte. Le professeur demande à son épouse de passer à son bureau en revenant du théâtre où il a oublié un dossier. Elle s'y rend tandis que Philipp attend dans le couloir. Frances est abattue par deux coups de feu qui alertent le gardien et Philipp qui découvrent le corps de Frances sous une momie. Scott Marlow, le policier en charge de Scotland Yard fait appel à l'inspecteur Higgins retiré à la campagne pour démêler le vrai du faux de la malédiction des pharaons.
Une momie au crâne défoncé, au dos en charpie, à moitié débandelettée, était couchée sur le corps de Frances, comme si elle l’avait agressée avant de tomber sur elle.
Ce premier opus des enquêtes de l'inspecteur chef Higgins est le premier d'une cinquantaine, c'est pour moi la deuxième enquête de l'inspecteur Higgins après Crime à quatre mains.
J'avoue avoir été légèrement déçue, peut-être déconcertée par la multitude des personnages entre les membres de la famille Mortimer, le personnel de la maison, l'assistant du professeur, dont les noms sont doctement énumérés au fil de mon écoute (audiolivre). De surcroit, outre le meurtre, une autre affaire se dévoile qui consiste en le vol d'objets antiques et de multiples complices.
Après avoir écouté les dépositions de chacun, Higgins a compris le pot aux roses et va mettre en scène le final à la manière de Hercule Poirot : tout le monde réunit sur les lieux du crime pour une reconstitution des faits et gestes de chacun, passer en revue les alibis, démontrer les fausses déclarations, avant de faire tomber les masques pour identifier l'assassin et le commanditaire ; cette dernière partie est vraiment exagérément longue car elle dure 6 chapitres.
J'arrêterai là mes lectures des enquêtes de l'inspecteur Higgins qui n'est pas un personnage auquel on s'attache : il est là mais on ne sait pas ce qu'il pense, à part retourner bien vite dans son cottage de retraité. Il n'y a aucun humour ou alors pas la satire qui me fait sourire chez ma chère Agatha Christie (par exemple dans ce roman, le seul trait d'humour que j'ai relevé est une réflexion que fait le gardien de nuit sur le fait qu'on ne trouve plus que des indiens pour faire le ménage à Londres).
– Puisque tout le monde est prêt, expliqua Scott Marlow, nous allons commencer.– Je ne crois pas, objecta Higgins, pensif.Le superintendant fronça les sourcils.– Il manque un témoin essentiel, précisa Higgins. La momie.Des murmures désapprobateurs s’élevèrent.– Vous croyez vraiment…– Tout à fait, superintendant. N’oublions pas que la momie a été accusée de crime. Sa présence est indispensable pour que la reconstitution soit fidèle.
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publié en 2011 |
Dévoilement [Le professeur Mortimer qui craint le divorce, persuade son assistant qu'il sait amoureux de sa femme que celle-ci est dépravée et propose à celui-ci de tuer sa femme qu'il envoie dans un traquenard dans son propre bureau, sans savoir qu'au même moment des voleurs tentent de sortir un butin].
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