mercredi 23 avril 2025

Le livre de ma mère - Albert COHEN



Albert Cohen s'épanche sur ses regrets de n'avoir pas su dire à sa mère combien elle comptait pour lui. A présent qu'elle est morte, il la fait revivre dans ses souvenirs et passe en revue toutes les fois où elle a été un point d'appui dans de nombreuses occasions et se lamente de n'avoir désormais plus personne.

Jamais plus sur un banc de square tu ne m'attendras. Tu m'as abandonné, tu ne m'as pas attendu, tu as quitté ton banc, tu n'as pas eu le courage d'attendre le retour de ton fils. Cette fois, il t'a trop fait attendre. Il était trop en retard au rendez-vous et tu es partie. C'est la première méchanceté que tu m'aies faite. Je suis seul maintenant et c'est à mon tour d'attendre sur le banc automnal de la vie, sous le vent froid qui gémit dans le crépuscule et soulève les feuilles mortes en néfastes tourbillons odeur d'anciennes chambres, à mon tour d'attendre ma mère qui ne vient pas, qui ne viendra plus au rendez-vous, ne viendra plus. (p.87)


Effectivement je recommande cette lecture (que je notre 3/5 sur Babelio) pour le style de certaines expressions et émotions, en revanche je trouve que l'auteur patine un peu et radote toujours la même chose au lieu de creuser les pans de leur histoire que l'on devine. Puisqu'il s'agit d'un roman autobiographique, l'auteur aurait pu expliquer pourquoi il ne revoit pas sa mère, qui meurt à Marseille en 1943 alors qu'il se trouve en Angleterre mais il ne dit pas pourquoi il ne peut pas revenir en France pour l'enterrement. On ne sait pas trop de quoi elle meurt : ce n'est pas écrit dans le roman. On ne sait pas non plus à quel moment il écrit le roman qui sort en 1954, on peut imaginer qu'il l'a écrit avant. Il se décrit comme un "homme à femmes" alors qu'en réalité il s'est quand marié (en 1919 une première épouse, en 1931, une deuxième).

A la fin, j'avais plus l'impression que l'auteur avait écrit un mea culpa, un peu tardif, histoire de montrer combien il a finit par écrire de belles choses sur sa mère.

Soudain, devant ma table de travail, parce que tout y est en ordre et que j'ai du café chaud et une cigarette à peine commencée et que j'ai un briquet qui fonctionne et que ma plume marche bien et que je suis près du feu et de ma chatte, j'ai un moment de bonheur si grand qu'il m'émeut. (p.11)

Ne dirait-on pas que l'auteur se félicite lui-même d'avoir autant de chance de pourvoir écrire ? Je suis étonnée que le roman ait eu si peu de critiques pour les raisons évoquées car il me reste comme un goût d'inachevé. Il n'en reste pas moins quelques jolies phrases, témoignage d'un fils qui n'a pas su dire à sa mère combien elle était précieuses pour lui.

En ce qui me concerne, ce livre agit comme un catalyseur : me donne l'envie d'écrire un texte à ma propre mère tant qu'elle est encore auprès de moi.

publié en 1954




illustration : Maurice Denis

vendredi 18 avril 2025

La Mare au diable - George Sand


Germain est un jeune veuf de 28 ans et chargé de famille de 3 enfants. Son beau-père lui fait comprendre qu'il est grand temps de prendre une nouvelle femme (riche) et justement il y a une veuve pas trop loin, dans un patelin nommé "la Fourche" qui cherche à se remarier. Pas emballé mais un peu obligé de satisfaire son beau-père, il prend donc la route et dans le même temps il sera le compagnon de voyage et protecteur de Marie, jeune bergère de 16 ans qui doit aller travailler du côté de La Fourche. En chemin ils trouvent Pierre, le jeune fils de Germain, pas content de ne pas avoir pu accompagner son père faire sa "demande". Ils poursuivent la route ensemble, marie ayant assuré Germain qu'elle allait s'en occuper le temps qu'il fasse connaissance avec la veuve. Ayant pris du retard, ils sont obligé de dormir dehors du côté de la "mare au diable". Marie se montre très courageuse, débrouillarde, elle voit tout positif alors que Germain se lamente. C'est grâce à Marie que le trio arrive à bon port, ayant pris soin du petit garçon. Peu à peu Germain se dit que Marie serait très bien pour lui et se désintéresse du projet d'épouser le veuve, de son côté Marie le trouve bien trop vieux.

Ce que tu dis là est d’un bon cœur, Germain, reprit le père Maurice ; je sais que tu as aimé ma fille, que tu l’as rendue heureuse, et que si tu avais pu contenter la mort en passant à sa place, Catherine serait en vie à l’heure qu’il est, et toi dans le cimetière. Elle méritait bien d’être aimée de toi à ce point-là, et si tu ne t’en consoles pas, nous ne nous en consolons pas non plus. Mais je ne te parle pas de l’oublier. Le bon Dieu a voulu qu’elle nous quittât et nous ne passerons pas un jour sans lui faire savoir par nos prières, nos pensées, nos paroles et nos actions, que nous respectons son souvenir et que nous sommes fâchés de son départ. Mais si elle pouvait te parler de l’autre monde et te donner à connaître sa volonté, elle te commanderait de chercher une mère pour ses petits orphelins. Il s’agit donc de rencontrer une femme qui soit digne de la remplacer.



J'ai une histoire avec ce roman que je voulais lire dans ma jeunesse et emprunter à la bibliothèque des élèves dans mon école de la doctrine chrétienne mais la bonne soeur responsable de la bibliothèque n'a jamais voulu me le donner, estimant que j'étais trop jeune pour lire cela (il y avait des étiquette de couleur sur la tranche et bien que j'avais l'âge elle a toujours refusé à ma grande déception !) Cette interdiction m'a évidemment donné une grande interrogation sur le contenu et puis j'ai oublié.

– Oui, mon garçon, dit-elle, c’est ici la Mare au Diable. C’est un mauvais endroit et il ne faut pas en approcher sans jeter trois pierres dedans de la main gauche, en faisant le signe de la croix de la main droite : ça éloigne les esprits. Autrement il arrive des malheurs à ceux qui en font le tour.


Je viens de le lire (en e-book) et j'ai été très déçue ! L'écriture est très jolie, mais le style est lourd ! et je n'ai pas vraiment apprécié l'histoire racontée : un veuf avec 3 enfants qui tombe amoureux d'une jeunette ! non ce n'est pas romantique à mes yeux.

D'accord, Georges Sand a voulu témoigner de la grandeur du métier de laboureur, de la paysannerie en général, et mettre en scène des personnes simples qui possèdent de hauts sentiments et de belles capacités, mais l'histoire a terriblement vieilli ! sauf pour le harcèlement toujours actuel : Marie quitte l'endroit où elle devait travailler à peine arrivée car son patron veut la mettre dans son lit !

Je suis satisfaite d'avoir pu lire ce roman qui n'a finalement rien de sulfureux : l'amour triomphe. En effet, Marie ne refuse pas Germain à cause de leur différence d'âge (12 ans quand même) mais parce qu'elle veut pour lui une femme plus riche qu'elle, simple bergère (sacrifice !!). Germain étant revenu "à la charge" vers sa "bien aimée", ces deux-là s'avouent leur amour mutuel est c'est parti pour une (trop) longue description du rituel des épousailles.

publié en 1846

illustration : William Bouguereau (Frère et soeur bretons)

lundi 14 avril 2025

Rue des boutiques obscures - Patrick MODIANO



Au départ à la retraite de son employeur qui l'encourage, le détective privé Guy Roland se met en quête de son passé d'amnésique car il a tout oublié de son histoire et de sa véritable identité. A partir d'un premier contact, il va rencontrer des personnes qui vont lui confier des détails, des noms, des boites de souvenirs. Suivant un jeu de piste comme sur le plateau du jeu de l'oie, il obtient parfois une récompense, parfois, une impasse. Il finit par croiser la route de personnes qui l'ont connu dans le passé à l'époque de la 2è guerre mondiale, il visite sa maison d'enfance, retrouve son véritable nom, mais aussi quelques bribes de souvenirs datant de l'occupation, en particulier les circonstances dramatiques de la disparition de son épouse Denise suite à une trahison.

Nous pénétrâmes dans le labyrinthe par une de ses entrées latérales et nous nous baissâmes, à cause de la voûte de verdure. Plusieurs allées s'entrecroisaient il y avait des carrefours, des ronds-points, des virages circulaires ou en angle droit, des culs-de-sac, une charmille avec un banc de bois vert... Enfant, j'avais dû faire ici des parties de cache-cache en compagnie de mon grand-père ou d'amis de mon âge et au milieu de ce dédale magique qui sentait le troène et le pin, j'avais sans doute connu les plus beaux moments de ma vie. (p.90)




Je crois que ce qui caractérise l'écriture de Modiano, c'est qu'elle se répercute d'un livre à l'autre : on y retrouve les mêmes atmosphères de secrets, de relations douteuses, de faux papiers, de mémoires corrompues. J'ai retrouvé des éléments qu'il reprendra plus tard dans Chevreuse (Jouy-en-Josas, la rue du Docteur-Kurzenne). Après avoir identifié celui qui les a trahit au moment de passer la frontière vers la Suisse, désormais mort, il se met en quête de son ancien camarade d'école car il ne se résout pas à avoir tout perdu de sa jeunesse et part en Polynésie.

Je pensais à Freddie. Non, il n'avait certainement pas disparu en mer. Il avait décidé, sans doute, de couper les dernières amarres et devait se cacher dans un atoll. Je finirais bien par le trouver. Et puis, il me fallait tenter une dernière démarche : me rendre à mon ancienne adresse à Rome, rue des Boutiques obscures, 2. (p.251)

Une lecture appréciée : le style agréable mais pas exceptionnel (je ne comprend pas trop l'obtention du prix Goncourt). Pour ma part ce que j'aime chez Modiano c'est la manière d'associer le lecteur à l'importance de sa quête, ici on ressent de la sympathie et de l'espoir pour cet homme qui tente de retrouver la mémoire sans jamais se désespérer.

publié en 1978 (prix Goncourt)


illustration : Mike Worrall

dimanche 13 avril 2025

A Disgraceful Embrace : A Short Story - Nev MARCH



1894. Le capitaine Jim, son épouse Diana et Adi, le frère de celle-ci, sont à Londres et se préparent à retourner en Inde. Mais avant de reprendre le bateau, Jim est pressé par son patron monsieur Dupree de résoudre un petit problème de mœurs : dans un club de gentlemen, l'un de ses amis a été surpris par un certain marquis avec un autre homme dans une étreinte qui ne laisse aucun doute sur sa nature et a été emprisonné à Newgate, une horrible prison connue pour ses conditions de détention ignobles. Jim va déployer une carte maîtresse pour sortir son client de ce mauvais pas : jouer la carte de la renommée.



Cette nouvelle précède le 4è tome des aventures de Jim et Diana, c'est une sorte d'avant-goût pour faire patienter le lecteur comme l'indique l'auteur à la fin :

J’espère que vous avez apprécié cette petite histoire que le capitaine Jim appelle "le problème de Petersmith" dans le chapitre trois de mon prochain roman "the silversmith's puzzle" à paraître en mai 2025. Les trois premiers chapitres sont ici un bonus pour les lecteurs fidèles.

L'originalité est que cette fois, c'est Diana qui est le narrateur. Jim va faire pression sur le responsable du club et argumenter le fait qu'il va perdre des clients s'ils portent l'affaire devant la justice ; pour garder sa notoriété, le responsable du club va demander au marquis de revenir sur son témoignage et les accusés d'attente aux bonnes mœurs sont relâchés.
L'histoire en elle-même n'a que peu d'intérêt puisque assez courte, mais elle est drôle et montre, si on ne le savait pas encore, le tempérament de notre couple de détectives atypique.

(ma traduction)
Jim - Apparemment, le marquis les a trouvés en ouvrant la mauvaise porte. Ils étaient dans un salon privé et avaient demandé au concierge de ne pas être dérangés, cependant le marquis s’est trompé d'étage et a ouvert la porte. Je ne pense pas que c'était intentionnel.
Diana - « Alors, comment avez-vous manœuvré pour sauver Frank et P ? » demandai-je, perdant patience.


publié en mars 2025


illustration : Perkins HarnlyFoyer - Men's Club

samedi 5 avril 2025

Murder in Old Bombay - Nev MARCH


MEURTRE DANS LE VIEUX BOMBAY

1892. Le capitaine Jim Agnihotri est à l’hôpital militaire de Poona, à 4 h de route de Bombay, et passe ses journées à lire les journaux ou les romans de Sherlock Holmes. Un article dans un quotidien attire son attention : Adi Framji, un jeune veuf a publié un plaidoyer évoquant la mort de sa femme et de sa jeune soeur qui se seraient jetées d'elles-mêmes de la tour de l'horloge de l'université en plein après-midi. Le jeune veuf ne croit pas à la thèse du suicide conclu par la police. Une fois sorti de l'hôpital, Jim rejoint Bombay où il se présente au journal du quotidien pour un poste de journaliste et propose au rédacteur en chef de reprendre l'investigation sur le meurtre des deux jeunes femmes. Introduit dans la maison des Framji, Jim accepte de travailler pour Adi au lieu d'être mandaté par son journal. Sa tâche est de retracer les évènements qui ont conduit les deux jeunes femmes à leur mort et de découvrir le secret qu'elles ont gardé pour elles. Jim fait la connaissance de Diana, la soeur d'Adi Framji tout juste rentrée de Londres où elle a fait des études. Les deux jeunes gens sont de suite très attirés l'un par l'autre, mais la famille Framji est de religion parsie et cela empêche toute union avec une personne non parsie sous peine d'exclusion de cette communauté.




Contexte

Après les romans de Sujata Massey j'avais envie de poursuivre mes lectures avec la même atmosphère et je suis tombée sur ceux de Nev March. Ce roman est le premier tome des mystères du capitaine Jim et de Lady Diana.

Les personnages

Capitaine Jim Agnihotri est un anglo-Indien avec un père inconnu anglais et une mère indienne de la caste supérieur des brahmanes ; il a été confié dans une mission et en est parti pour s'engager dans l'armée britannique où il a servi dans la "Fourteenth Light Cavalry” (14è régiment de cavalerie légère).

Blessé au combat, il souffre d'un grave syndrome de stress post-traumatique et est rendu à la vie civile. D'un esprit combatif et généreux, très bien élevé il a pour but d'aider les autres. Ses origines mixte indo anglaise et sa couleur de peau plus claire lui permettent de s'immerger dans diverses communautés des plus pauvres aux plus riches sous divers déguisements. Tout cela ne va pas l'empêcher d'être régulièrement blessé soit au cours de son investigation, soit sur le ring car l'ancien capitaine est un boxeur né !

I was thirty, an age when many soldiers were retired and married, with a brood of three or four. But an Anglo-Indian is rarely welcome, and finding a wife would not be easy. No, I needed a job, a direction. I needed this post almost as much as Adi needed to lay his ghosts to rest. I was on the hunt, and it felt good to have a goal.
[ma traduction] J'avais trente ans, un âge où beaucoup de soldats sont retraités et mariés, avec trois ou quatre enfants. Mais un Anglo-Indien est rarement apprécié et il n'est pas simple pour lui de trouver une épouse. Non, j'avais besoin d'un travail, d'un but et je ressentais le besoin d'accepter cette proposition autant qu'Adi avait besoin d'enterrer ses fantômes. J'allais partir en chasse, et c'était bon d'avoir un objectif.

 

ma représentation de Jim et Diana

Lady Diana est une jeune femme parsie qui a étudié en Angleterre ; au début du livre, elle revient à Bombay et entame une relation privilégiée avec le capitaine Jim dont elle se sent très proche et qu'elle veut à tout prix aider dans sa poursuite de la vérité. Ella s'habille soit à la mode anglaise, soit parsie. Elle fête ses 20 ans. A Oxford, elle a croisé Cornelia Sorabji, qui a réellement existé, elle la cite parfois comme exemple.

Burjor put down his spoon. “Diana. You know that would be unwise.” His somber look passed from Diana to me. “Society has rules, Diana. Breaking them carries consequences. Take your friend Cornelia, twenty-four years old and unmarried. When her father converted to Christianity, his own family disowned him. (p.364)
[ma traduction] Burjor reposa sa cuillère. "Diana, tu sais que ce ne serait pas prudent". Son regard sombre quitta Diana et se posa sur moi. "La société a des règles ma fille. Les briser entraîne des répercussions. Prend l'exemple de ton amie Cornélia, 24 ans et toujours célibataire car lorsque son père s'est converti au christianisme, sa propre famille l'a désavoué.


ma représentation de monsieur et madame Framji
les parents de Adi et Diana
(photographies de Philippe Jacques Potteau)

Une énigme basée sur une histoire vraie 

Le drame de départ est basé sur une histoire vraie : en 1891, deux filles de la communauté parsie ont chuté de 60 mètres depuis la tour de l’horloge de Rajabai à Bombay et la cause réelle de leur mort n'a jamais élucidée.

carte postale mémorielle des jeunes Godrej

Nées à la fin des années 1800, deux filles Godrej étaient des belles-sœurs. L’aînée, Bacha Godrej, était l’épouse de 20 ans d’un étudiant en droit de 22 ans, Ardeshir Godrej. Sa sœur de 16 ans, Pilloo Kamdin, était déjà mariée, mais n’avait pas encore rejoint la maison de son mari. Ces deux jeunes femmes s’étaient rendues à l’université cet après-midi-là, avaient grimpé les 200 marches qui menaient à la galerie de la tour de l’horloge, et l’une d’elles, puis l’autre, étaient mortes. Des témoins avaient assisté à une altercation entre des jeunes hommes dans l’heure précédant la mort des femmes, ce qui avait donné lieu à une enquête et à une arrestation. Toutefois, les circonstances exactes de la mort et l'identité du ou des meurtriers éventuels n'ont jamais été élucidées.

Les ressources de l'auteur

L'auteur, elle-même parsie de naissance, désormais américaine (mariée avec un homme qui n'est pas parsi), s'est plongée dans les archives familiales dont elle a hérité, en particulier un livre écrit par Delphine Menant dont elle s'est procuré une traduction anglaise.


De nombreux localisations dans le roman sont celles de sa famille qui habite en Inde, par exemple "Forgett Street" où habite le capitaine Jim, ou encore Poona. Certains noms propres sont également tirés de la vie réelle.

L'auteur utilise quelques évènements historiques pour illustrer certains passages de son roman comme la mutinerie des Cipayes de 1857 ; on pourra voir un film qui explique ce drame "Mangal Pandey - The Rising (2005)".

D'autres thèmes sérieux sont abordés : la cérémonie du sati (crémation des veuves), la prostitution d'enfants (une jeune orpheline de 12 ans est proposée à Jim par son "maître" en échange de 2 roupies) ou encore la traite d'esclaves en partance pour la Guyane.

La Tour Rajabai ou tour de l'horloge


 




  • Principal lieu du drame qui a frappé les jeunes dames d'une mort atroce, la Tour Rajabai existe encore et domine le campus de l’Université du haut de ses 85 mètres.
  • Architecte : Sir George Gilbert Scott qui s’est inspiré de Big Ben à Londres, au style gothique vénitien.
  • Rajabai est le nom de la mère du mécène Premchand Roychand.

Mon avis

Le début du roman est très prometteur mais au milieu, l'auteur entame une digression qui ralentit le rythme et l'intérêt de l'histoire puisque le personnage principal se retrouve à faire d'autres tâches qui rallongent sa propre enquête et la résolution du mystère.

J'ai apprécié le style riche de l'auteur, qui fourmille de détails que ce soit dans les décors, les habits, les comportements et les pensées.
Toutefois, l'enquête piétine et perd de son intérêt avec trop de personnages secondaires qui perdent Jim dans son avancée vers la vérité. Je n'ai pas tellement apprécié les atermoiements entre Jim et Diana sur l'acceptation ou pas de leurs sentiments respectifs.
Malgré cela, j'ai hâte de lire la suite car j'ai beaucoup d'espoir sur l'évolution des personnages qui promettent d'incarner un nouveau genre de couple détective.

publié en 2020 uniquement en langue anglaise (lu en e-book)



Structure : 3/5
Crédibilité de l'auteur : 4/5 
Style d'écriture : 4/5 
Coup de coeur : 4/5


  • Illustration d'entrée de billet : tour de l’horloge de Rajabai
  • Source illustrations et informations complémentaires dans mon article : interview de l'auteur (articles et vidéos), livres "les Parsis" de Delphine Menant et recherches sur internet