dimanche 28 février 2016

SEOUL, VITE, VITE ! (collectif)


8 nouvelles de 8 auteurs.

KIM Ae-ran

1-Cours, Papa ! (2005) _ KIM Ae-ran _ 22 pages

Réflexions d'un jeune homme qui vit avec sa mère tandis que le père les a abandonnés.
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KIM Yong-ha

2-Le déménagement (2004) _ KIM Yong-ha _ 42 pages

Un couple déménage d'un appartement vers un autre dans la même journée et subissent des mésaventures.
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SHIN Kyung-sook

3-Quand viendra l'heure ? (1997) _ SHIN Kyung-sook _ 76 pages

Une femme et son beau-frère vivent dans le souvenir de l'épouse et soeur aimée qui s'est donnée la mort avant de mourir d'une maladie incurable.
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JEONG Yi-hyun

4-Au grand magasin Sampung (2005) _ JEONG Yi-hyun _ 42 pages

Une femme se souvient d'une camarade qui l'avait fait travailler dans un grand magasin et qui y est morte lorsque celui-ci s'est écroulé, juste quelques minutes après qu'elle en soit sortie.
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KIM Jung-hyuk

5-Une bibliothèque d'instruments (2008) _ KIM Jung-hyuk _ 30 pages

Un jeune homme désœuvré trouvé un travail dans un magasin de musique et se prend d'une passion soudaine alors qu'il ne connaît aucun instrument.
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JO Kyung-ran

6-J'ai acheté des ballons (2008) _ JO Kyung-ran - 46 pages

Une jeune femme échaudée par l'amour finit par accepter l'idée que quelqu'un s'intéresse à elle.
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JEON Seong-tae

7-La forêt de l'existence (2004) _ JEON Seong-tae - 36 pages

Un homme convalescent fait connaissance avec les habitants d'un village et leurs petites habitudes, mais sont-ils encore vivants ou bien a-t-il rencontré des fantômes ?
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KIM In-sook

8-Une autobiographie féminine (2005) _ KIM In-sook - 34 pages

Une jeune écrivain rejoint dans un hôtel un homme d'affaires à la réputation sulfureuse afin de prendre les notes nécessaires à la rédaction de sa biographie.


Pour débuter dans la littérature coréenne, je me suis débrouillée toute seule ou presque : je suis allée sur le site des éditions Philippe Picquier afin de parcourir l'offre, j'en ensuite sélectionné 3 volumes que je me suis commandé. J'ai commencé par le recueil de nouvelles, afin d'avoir un florilège des thèmes auxquels je pouvais m'attendre. Je n'ai pas été déçue. Déjà familiarisée avec la Corée du Sud avec les films et séries que je regarde (en VO) depuis plus de 6 mois, j'ai visité de l'intérieur, si je puis dire, le ressenti coréen, les difficultés, l'évolution de la société également.

Les thèmes et le style coréen ressemblent beaucoup au style japonais : j'avais parfois l'impression de lire Ogawa. Mon histoire préférée est "Le déménagement", bien après la lecture il en reste des traces : l'humour et une once de mystère est coincée entre les pages.
Une fois la dernière armoire descendue, l'appartement se trouva complètement vide. Jin-su inspectait les lieux en évitant la femme qui balayait négligemment le plancher. C'est là qu'ils s'étaient installés, juste après leur mariage. Vrai, au début, on avait l'impression que c'était grand. Ce n'est qu'après que ça s'était rétrécit. (p.60)
J'ai bien aimé aussi "J'ai acheté des ballons" : réflexions philosophiques et une pensée vers mon amie M-P avec cet extrait que j'ai relevé :
Evidemment, j'aurais pu faire ceci ou cela ou vivre avec Untel ou Untel. Mais j'ai choisi d'étudier Nietzsche et aujourd'hui, je me retrouve seule. C'est un choix tout à fait personnel. Et puisque je ne peux l'expliquer, pourquoi ne pas en parler de la manière suivante ? Il y a quelqu'un parmi mes connaissances, qui se posait sans arrête des questions, depuis son plus jeune âge, sur tout ce qui l'entourait. Il se perdait dans des considérations variées, mais en revenait toujours au sujet qui le passionnait : les métaux. Pourquoi est-ce qu'ils brillent ? D'où leur vient leur aspect lisse ? Comment se fait-il qu'ils soient froids ? Pourquoi sont -ils durs ? Il a fini par être chimiste, comme cet homme qui était devenu accordeur de pianos après avoir fabriqué à la perfection pas moins de deux cents vingts accessoires employés dans ce métier. De même, les questions que je me posais me ramenait toujours à l'Homme. Pour ceux qui placent les idées avant toute autre chose dans la vie, Nietzsche est incontournable. J'ai donc décidé de chercher dans ces œuvres la réponse à toutes les questions qui me préoccupaient. (p.546)



Hankukmunhak danpyun seonjib
année de sortie 1997 à 2008
lu en poche
328 pages et 15 pages de postface
traduit du coréen par KIM Jeong-yeon et Suzanne SALINAS


illustration d'entrée de billet : Séoul (tradition et modernité)

samedi 30 janvier 2016

LES REVEURS LUNAIRES - Cédric VILLANI et Edmond BAUDOIN


Sur fond de 2ème guerre mondiale. Le destin de quatre savants dont les découvertes et les travaux ont permis de modifier le monde sont racontés par le mathématicien Villani et mis en images par le dessinateur Baudoin.

Nous partons tout d'abord sur les traces de l'allemand Werner Heisenberg qui a inventé la mécanique quantique, ce qui lui a permis d'expliquer la nature des proton, neutron et noyau. Ensuite c'est le destin tragique de l'anglais Alan Turing qui est en quelque sorte le père de notre informatique qui est mis en lumière juste avant l'émouvante histoire du physicien hongrois Leó Szilárd qui a eut l'intuition de l'application militaire des découvertes atomiques. Pour finir, c'est l'engagement d'un autre soldat inconnu, l'anglais Hugh Dowding, qui a mis en oeuvre la bataille d'Angleterre.



Après avoir vu Cédric Villani à la télévision, j'ai acheté ce livre qu'il venait présenter, très pressée par l'envie de le lire, et puis il a rejoint ma "pile à lire" avant d'en sortir voici quelques semaines. Mes motivations pour lire ce livre étaient doubles, peut-être triples :
  • un intérêt illimité pour les sciences et toutes découvertes scientifiques
  • Werner Heisenberg pour me rapprocher de mon amie MP
  • enfin je dois l'avouer, j'aime les récits en images ! de tout âge j'ai apprécié les bandes dessinées et aujourd'hui je lis quelques mangas et je me régale de tous les dessins qui me tombent sous la main dans les magasines, les journaux etc... c'est ce que je lis en tout premier ! Mon fils aussi aime les bandes dessinées et les mangas.
Pourtant j'ai mis du temps avant d'entreprendre la lecture de ce livre, j'ai au départ été déçue par les dessins, j'aurai aimé un récit en couleur, avec moins de noirs, de gribouillages (pardon). Mais bon, une fois le livre commencé, je me suis plus intéressée au récit qu'à la forme.

Globalement, le livre n'est pas d'un accès facile si on ne connaît pas grand chose aux domaines évoqués, ce n'est pas très important si l'on se contente d’absorber l'histoire, mais cela peut être frustrant : ça l'a été pour moi et je n'ai malheureusement pas pris le temps de me documenter sur toutes les notions qui m'échappaient même si la consultation d'internet au cours de la lecture a levé quelques voiles d'ombres sur mes manques de connaissance.

Turing reste le personnage qui m'a marqué : j'ai pleuré sur toutes ses pages et à chaudes larmes !!! La dernière partie sur Hugh Dowding est très bien faite aussi.
  • Le point faible : pas assez d'objectivité (dans certains propos on a l'impression d'avoir affaire à des gauchistes ce qui n'est certainement pas le cas !)
  • Le point fort : mise en lumière de destins incroyables, ces fameux génies qui ont changé l'histoire (et donc la face du monde) 
Je recommande ce livre qui ne peut laisser indifférent mais je ne sais pas si mon fils (12 ans) pour qui j'avais également choisi ce bouquin, saura s'y intéresser.



année de sortie 2015
190 pages


illustration d'entrée de billet : une page du chapitre sur Turing (que je trouve très amusante : lisez dans la bulle de droite = "...chacun discutera avec sa machine personnelle pendant le jogging ou le soir avant de se coucher...)

dimanche 24 janvier 2016

THE ANCIENT MAGUS BRIDE- Koré YAMAZAKI


Chisé Hatori, une jeune japonaise de 15 ans est vendue aux enchères car elle a un don pour attirer la magie, c'est une slay vega, une sorte de fée capable de produire à son tour une grande puissance magique qu'elle doit apprendre à contrôler et canaliser. Chisé peut également voir toutes les créatures magiques qui restent invisibles aux humains. Elias Ainsworth, son acheteur s'avère être un sorcier de plus énigmatiques : il a un crâne de cheval en guise de tête et, peu après leur arrivée en Angleterre où ils vont résider, il l'informe qu'elle sera son apprentie mais aussi sa future épouse.


Après BLOOD LAD je poursuis ma découverte des mangas avec Chisé (je l'avais offert à une amie de ma fille il y a quelques années et je viens de me le commander ^^). Bien sûr, je suis intéressée par les mystères, la poésie, le fantastique, les relations atypiques, et c'est pour cette raison que je choisis parfois ce genre de lecture, bien que je n'apprécie pas tellement le format du manga : ce n'est pas la lecture à l'envers qui me dérange (le livre se lit en commençant par la fin et ainsi de suite) mais c'est la calligraphie qui laisse à désirer (police de caractères "pattes de mouches") et le graphisme en noir et blanc (sauf les premières pages et la couverture)! quel dommage ! j'adorerai des mangas colorés.

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Après ce premier tome, j'ai bien envie de lire la suite ! Il y a en tout 4 volumes et le dernier traduit en français sortira en 2016.


MAHOUTSUKAI NO YOME
année de sortie 2014
traduction française éditée par Komikku Éditions
175 pages


illustration d'entrée de billet : Chisé dans le salon

dimanche 3 janvier 2016

LES GARDIENS DU LOUVRE - JIRÔ TANIGUCHI


Paris, 2013. Un japonais venu en Europe pour un festival de BD à Barcelone en profite pour visiter Paris et a 5 jours pour visiter des musées. Malheureusement à peine installé dans son hôtel que le voilà pris de fièvre. Il se lève toutefois le lendemain et se dirige vers le Louvre où il va se produire un étrange phénomène : il va rencontrer les gardiens du Louvre, les esprits qui habitent chaque oeuvre et va se retrouver propulsé dans le temps passé.


Scénariste et dessinateur, Jirô Taniguchi réalise un beau livre dédié à l'art mais pas seulement : il est surtout question des œuvres, ce qu'elles nous font ressentir, et, tapis dans l'ombre des moments de conflits (guerres) mettre sur le devant de la scène ceux qui les protègent, les sauvent d'une éventuelle destruction. On pense à ce qui s'est passé ces derniers temps avec le temple de Palmyre qui, bien évidemment n'a pas pu être transporter ailleurs...

J'ai aimé le soin des dessin, quoique je ne comprend pas pourquoi le japonais n'a pas du tout les signes caractéristique d'un japonais. J'ai découvert Jacques Jaujard, directeur des Musées Nationaux qui a organisé la mise aux abris des œuvres au moment de l'invasion allemande lors de la dernière guerre mondiale : je savais que cela avait été réalisé mais je ne savais pas qui ni comment. J'ai été moins convaincue par le scénario que j'ai trouvé assez peu intéressant et original : un homme -qui n'est pas nommé- a des hallucinations dues à sa fièvre et il entre ainsi dans le monde des esprits ... à la rencontre de Chû Asai, Jean-Baptiste Camille Corot, Vincent Van Gogh, Antoine de Saint Exupéry et Jaujard.

Un bel album en bande dessinée à découvrir.



Traduit du japonais par Ilan NGUYÊN
année de sortie 2014
Louvre Editions
livre couverture rigide pages reliées
132 pages


illustration d'entrée de billet : un dessin du livre

samedi 12 décembre 2015

LE CRIME DE L'ORIENT-EXPRESS - Agatha CHRISTIE


1934. Depuis la Syrie où il est venu pour affaires, Hercule Poirot doit repartir d'urgence pour Londres par l'Orient-Express, qui, pour cette période de l'année, est inhabituellement complet. Heureusement, Poirot retrouve Monsieur Bouc, un ami qui s'avère être un directeur des chemins de fer, lequel lui offre sa cabine de première classe tandis que que lui-même s'installe dans un autre wagon. Au cours de la nuit, le voisin du détective belge, un riche américain qui lui avait demandé protection, est assassiné : le corps est découvert en fin de matinée et, le train étant bloqué par la neige au niveau de Vinkovci, Bouc demande à Poirot de mener l'enquête avant que la police yougoslave n'intervienne car un diplomate voyage en leur compagnie.


L'enquête menée par Poirot est encore une fois un bel exercice de style. En ce moment je suis dans ma période "train" et Agatha Christie, j'ai envie de lire des romans "anciens" qui racontent une façon de vie plus lente, plus intuitive.
Je ne suis pas une grande admiratrice du personnage d'Hercule Poirot que je ne trouve pas particulièrement sympathique (alors que j'aime beaucoup Miss Marple), mais je dois reconnaître que l'auteur lui donne une forme d'humour qui est son bon côté, le moins bon étant sa prétention.
L'intrigue n'est pas mal amenée, bien que sans le billet à moitié brûlé que Poirot déchiffre, la piste sur la fausse identité du riche américain comme ancien criminel n'aurait pas pu être révélée.

Tenant son intrigue de l'affaire de l'enlèvement du fils de Charles Lindbergh en 1932, l'auteur raconte une histoire de vengeance implacable et de la sentence prononcée par les victimes collatérales de l'assassinat de la petite Daisy Armstrong la mort.

A découvrir ou à relire.
-Soutenez-la, et dès qu'elle reprendra connaissance, faites-lui avaler un doigt de cognac, recommanda le médecin.
Et il courut rejoindre ses deux compagnons. Une vieille dame "qui tombait dans les pommes" le passionnait moins que la recherche de l'assassin.
Quoiqu'il en fût, sa méthode s'avéra d'une efficacité remarquable. Au bout de quelques minutes, Mrs Hubbard revenait à elle et buvait à petites gorgées un verre de cognac que le serveur approchait de ses lèvres. Bientôt la dame recouvrait l'usage de la parole.
-Je ne saurais vous décrire ma frayeur. Personne dans ce train ne peut se rendre compte de ma sensibilité. J'ai toujours été très nerveuse. La vue du sang...Oh ! rien que d'y penser, je me trouve mal.
Le serveur lui offrit de nouveau le verre.
- Encore un peu, madame ?
- Vous me le conseillez ? De ma vie je n'ai bu de vin ni de liqueur. Toute ma famille appartient à une ligue antialcoolique. Toutefois, comme il s'agit d'un médicament...
Elle but encore un bon petit coup. (p.139)



Murder on the Orient Express
année de sortie 1934
lu en poche
214 pages


illustration d'entrée de billet : affiche pour l'Orient-express

mercredi 11 novembre 2015

LE TEMOIGNAGE DE RANDOLF CARTER - LOVECRAFT


Harley Warren et Randolph Carter s'aventurent dans une région maudite et interdite, guidés par une mystérieuse carte faisant mention d'un ancien cimetière où s'abriterait une créature, mais également un secret que désire trouver à tout prix Warren. Arrivés à l'endroit prévu, Warren décide qu'il descendra seul dans les entrailles de la Terre, laissant son ami mort d'inquiétude, surtout lorsque celui-ci entend les cris d'effrois de son camarade qui le supplie de quitter les lieux au plus vite en l'abandonnant à son sort.


Après Les montagnes hallucinées voici un deuxième essai de lecture post-mon-adolescence pour cet auteur particulier qui m'a enchantée autrefois mais que je n'apprécie plus. Le style littéraire, les thèmes abordés, tout cela me laisse dubitative, je n'accroche pas, je n'éprouve pas de plaisir. la seule chose de positif dans cette courte nouvelle c'est le montage à l'envers : on connait la fin et on remonte le temps à travers le récit de Carter qu se retrouve interrogé puisque seul survivant de l'expédition. J'ai trouvé parfois tout de même une note humoristique mais rien de l'effroi sensé être apporté au contact de cet témoignage qui prélude au reste des aventures de Carter dans le volume complet "Démons et merveilles" dont il s'agit ici de la première partie.



Le témoignage de Randolph Carter (The Statement of Randolph Carter)
année de sortie 1919
lu en audio livre


illustration d'entrée de billet : Marais par Craig Mullins

dimanche 8 novembre 2015

LE TRAIN BLEU - Agatha CHRISTIE


Katherine Grey vient d'hériter de son ancienne patronne dont elle était la dame de compagnie et accepte de retrouver une lointaine cousine qui vit sur la côte d'azur. Elle prend le "Calais-Nice" et croise Ruth Kettering, la fille de Monsieur Van Aldin, un riche américain, accompagnée de sa femme de chambre. En gare de Marseille, le corps de Ruth est retrouvé, elle a été étranglée. Katherine témoigne et rencontre ainsi Hercule Poirot qui voyageait lui aussi à bord du train bleu et qui lui propose d'enquêter avec lui. Peu de temps après, le père de Ruth arrive sur la côte d'azur, accompagné de son secrétaire Richard Knigthon. Le père est persuadé que son gendre, Derek Kettering, est coupable de la mort de sa fille, ils étaient sur le point de divorcer et elle rejoignait son amant. Mais où sont passés les magnifiques rubis que Monsieur Van Aldin venait d'offrir à sa fille ? De son côté, Katherine ne veut pas croire à la culpabilité de Derek dont elle commence à tomber amoureuse.

L'auteur n'aimait pas trop ce roman mais j'ai toujours du plaisir à lire Agatha Christie, son style est agréable, même les exagérations de ses personnages ou les clichés dont elle fait parfois preuve sont pour moi "rassurants" ; un roman d'A.Christie c'est l'assurance de passer un bon moment de lecture, ne pas se prendre la tête et découvrir une autre époque.
Ils arrivèrent à Douvres en un rien de temps. Ruth avait le pied marin, mais elle détestait le froid et fut heureuse de gagner la cabine privée qu'elle avait réservée. Sans se l'avouer, elle était superstitieuse et faisait partie de ses gens pour qui les coïncidences ont un sens. Après avoir débarqué à Calais, elle s'installa avec sa femme de chambre dans son double compartiment du Train Bleu, puis se rendit au wagon-restaurant. Là, elle éprouva un petit choc en se retrouvant assise à table en face de la personne avec qui elle avait voyagé dans le pullman. Elles esquissèrent toutes les deux un vague sourire.
-Etrange coïncidence, dit Mrs Kettering
-Les effets du hasard sont en effet bien curieux, répondit Katherine Grey  (p.58)



"The Mystery of the Blue Train)"


de Agatha Christie
année sortie 1928
Traduit de l'anglais par Etienne LETHEL
218 pages
illustration d'entrée de billet "train bleu", origine inconnue