- la rencontre avec la fatalité (Le franchissement du col),
- la rencontre avec la mort (Le sultan fatigué),
- la poursuite d'un monstre de la taille d'un gros chat qui s'introduit la nuit dans les maisons (La chasse au vampire),
- la folie causée à une femme par la peur qu'un homme trop entreprenant ne surgisse de sous son lit (L'intrus),
- la mise au ban de la société par un comportement inhabituel de liberté (La sorcière du Moos),
- l'errance d'un vieux soldat dépenaillé jusqu'au lit d'une prostituée (Le dernier vagabond),
- la traque de militarisme par deux dames de la ligue des amies anglaises de la paix (Deux anglaises),
- le défi d'un homme portant une protection révolutionnaire qui se fait volontairement écrasé par une voiture (Un pari)
- la découverte fortuite d'un homme qui gagne sa vie en revendant ses macchabées (Le cri qui venait des ténèbres)
- le destin dramatique d'un étalon (Ali, l'étalon blanc)
J'ai trouvé ce petit livre des éditions Allia à l'Escarboucle, la librairie de l'école de arts joailliers. Attirée par la couverture sépia et le titre, je l'ai feuilleté et eut très envie de le lire. Parfois, les choix de lectures sont largement dépendantes de l'imprévu auquel on veut faire confiance !
Alfred Kubin (1877-1959) est un artiste des images et des mots : dessinateur et écrivain, c'est à cet ordre que l'on doit ce recueil de nouvelles, comme nous l'apprend Christophe David, son traducteur et auteur de la post face "une littérature panoramique ou le cabinet du docteur Kubin", en effet, l'auteur entreprit d'écrire ces histoires inventées à partir d'anciens dessins.
Une belle qualité littéraire se dégage de ces histoires en clair obscur où la raison n'a pas sa place c'est pourquoi j'ai beaucoup apprécié ces minis histoires au souffle onirique et fantastique qui se propage dans ce recueil réédité en 2023 (de précédentes publications, toujours chez Allia, ont été publiées en 1998 et 2015).
La dernière histoire est un poème poignant qui offre à Ali, l'étalon blanc, une mort qui m'a fait penser à celle d'Argos, le chien d'Ulysse qui meurt au retour de son maître, comme si l'étalon avait pu retrouver au fond du ravin la résurgence de sa jeunesse.
Devenu grand, il préférait se tenir à l'écart du grand troupeau des chevaux. On le voyait souvent se baigner dans la rivière.
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| Eugène Delacroix |
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| publié en 1925 traduction française par Christophe David |
illustration : Alfred Lubin



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