samedi 29 août 2026

70 bis Entrée des artistes - Patrick MODIANO et Christian MAZZALAI


L'écrivain Patrick Modiano et le musicien Christian Mazzalai présentent en 34 chapitres les personnages, évènements ou anecdotes qui se tissent autour d'une seule adresse : le 70 bis rue Notre Dame des Champs où se sont côtoyés de nombreux artistes depuis le milieu du XIXè siècle.


J'avais repéré ce livre en octobre 2025 au moment de sa parution en passant à la librairie Tschann sur le boulevard du Montparnasse et m'étais promis de le lire. Depuis ce temps, je vois passer des avis plutôt négatifs et cela me surprend car j'ai beaucoup apprécié cette lecture de courts textes avec illustrations.

Concernant les illustrations, il est fort dommage qu'elles ne présentent pas toutes des informations dont on peut en deviner certaines par rapport au texte ; à la fin du livre il n'y a que l'index des références des crédits photographiques mais il n'y a pas tout.

C'est grâce à des documents trouvés dans la cave du 70 bis et remis à Christian Mazzalai qu'a germé l'idée de ce livre où l'on voyage à partir du milieu du XIXè siècle jusqu'à nos jours. Nous ignorons comment Mazzalai a persuadé Modiano d'écrire le livre, peut-être pour apporter plus de lumière lors de la sortie, évidemment il ne s'agit pas d'un roman où les fans de Modiano vont retrouver le style spécifique de l'auteur mais cela reste une jolie parenthèse littéraire et artistique.
 

 
Vu de l'extérieur le 70 bis à l'air bien étroit mais le terrain est en profondeur sur une surface de 12 000 mètres carrés et les ateliers à cette adresse étaient donc assez nombreux. Il aurait été intéressant de savoir s'il en existe encore.
 
page 11, extrait d'Apollinaire, le même poème que j'avais relevé dans ma lecture d'Alcools !

 
Cette balade à travers le temps fait se rencontrer et parfois se recroiser des années plus tard certains artistes comme si le 70 bis était un lieu magnétique où survivent encore des échos de musique, des coups de ciseau, des confidences et des repas partagés.
 
Le brouhaha des conversations, les éclats de rire, la musique du 70 bis tranchaient sur le silence environnant de la campagne et des couvents. Et l'on ne pouvait pas se douter que tout cela était un signe précurseur de l'animation qui régnerait bien plus tard dans le Montparnasse nocturne des années 1920. (p.19)
 
publié en octobre 2025

 
 
 
 

Illustration d'entrée de billet : le 5è étage d'une maison à Paris en 1860 (artistes)

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