Paris au mois d'août dans les années 60. Henri Plantin, 40 ans, vendeur d'articles de pêche au grand magasin la Samaritaine n'a pu obtenir son mois de vacances aussi sa femme et ses enfants partent sans lui ce qui ne le chagrine pas trop car il aura ainsi son mois de septembre tranquille pour pêcher. Sa vie bascule lorsqu'il rencontre une jeune anglaise de 27 ans ; le couple va vivre 3 semaines de parenthèse amoureuse rythmée par des visites, des repas, et beaucoup d'amour et de thé chaud.

Un livre qu'une amie m'a offert il y a quelques mois, j'ai attendu le mois d'août pour être raccord avec le titre même si je ne l'ai pas lu à Paris. C'est léger, souvent drôle, mais je n'ai pas trop apprécié cette histoire d'adultère, mon côté vieux jeu sans doute.
Il est en revanche intéressant de découvrir 60 ans plus tard ce que l'auteur raconte du Paris d'alors :
- les halles qui existent encore (elles ont été détruites en 1971) : "C'est passé au conseil municipal, se lamenta Rosenbaum, vont transférer les Halles en banlieue et raser le secteur. -- Nous avec ? -- Nous avec, Bitouillou. On est pas monuments historiques". (p.43),
- la circulation dans Paris,
- le tourisme et les touristes (très drôle),
- les retrouvailles d'amis au café pour discuter et jouer au tiercé,
- un peu de politique aussi :
A cette heure, c'était le meilleur moment de la journée pour Ulysse Gogaille, dans les couloir du métro Châtelet. Assis sur une pliant - il tenait à ses aises -, calamiteux et l'oeil humide, il psalmodiait ses appels à la pitié tout en couvrant d’opprobre un gouvernement dont l’essentielle grandeur consistait à laisser les vieillards autochtones crever de faim, quitte à gaver de manioc d'autres vieillards, en Oubangui-Chari. (p.29).
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| publié en 1964 |



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