jeudi 2 novembre 2023

Encre sympathique - Patrick MODIANO



En vidant le bureau d'une agence de détective privée désormais fermée, un ancien employé décide de partir à la recherche d'une femme qu'il devait retrouver 30 ans auparavant, sans succès. Prenant pour départ la dernière adresse connue ainsi que les lieux jadis fréquentés, il trouve des indices qui finissent par le mener à la dame. 

Un superbe court roman, tout en finesse, en poésie, en émotions, descriptions tellement réalistes de Paris ! J'adore. Un livre doudou à emporter partout (120 pages environ)


Et si je continue d'écrire ce livre, c'est uniquement dans l'espoir, peut-être chimérique, de trouver une réponse. Je me demande : faut-il vraiment trouver une réponse ? j'ai peur qu'une fois que vous avez toutes les réponses votre vie se referme sur vous comme un piège, dans le bruit que font les clés des cellules de prison. Ne serait-il pas préférables de laisser autour de soi des terrains vagues où l'on puisse s'échapper ? (page 103)
sorti en 2019


mardi 31 octobre 2023

Sang trouble - Robert GALBRAITH

 "arsenic et vieilles dentelles"


Alors qu'il traite déjà plusieurs affaires dans son agence de détective privé avec plusieurs filatures en tous genre, Cormoran Strike accepte de reprendre un cold case : la disparition de Margot Bamborough, une docteur disparue dans les années 1970 à la fin d'une journée pluvieuse, son corps n'a jamais été retrouvé. Les soupçons se portent vers un tueur en série qui habitait dans son quartier mais celui-ci n'a jamais avoué le meurtre. En interrogeant les témoins de cette affaire, en déchiffrant les notes ésotériques du premier policier en charge de l'enquête, Cormoran et son associée Robin, ont un an pour tenter de découvrir ce qui s'est passé ce soir là. Pendant ce temps Strike doit accompagner du mieux qu'il peut celle qui l'a élevée et qui se meurt d'un cancer et Robin désire divorcer au plus vite de son mari adultérin afin de récupérer sa part et de reprendre son indépendance.


Après avoir lu il y a quelques années les 4 premiers tomes, et ayant eu envie de poursuivre les aventures de Cormoran Strike, j'ai réservé ce bouquin dans ma médiathèque mais je n'imaginais pas qu'il faisait plus de 900 pages ! J'avoue que c'est vraiment très et trop long : j'avais hâte que tout cela se termine.

L'auteur (autre nom de plume de J.K. Rowling) traite de bien trop de sujets dans ce bouquin : émancipation de la femme, syndrome génétique, homosexualité, vi-ols, paraphilie, prostitution, drogue, empoisonnement, sadisme, tortures, meurtres atroces, avortement, fausse couche, cancer, dépression, tentative de suicide, cela fait beaucoup même en 900 pages. Comme je suis plutôt du genre cosy mystery que thriller dégueulasse, je n'ai pas tellement apprécié de roman à sa juste valeur (certes, il y avait aussi des scènes dégoutantes dans les premiers tomes mais pas autant). J'espère que les histoires suivantes seront plus plausibles et avec moins de scènes pénibles.
  • Le plus : l'évolution de la relation entre Strike et Robin (je les aime bien ces deux là)
  • Les moins : trop de personnages (on s'y perd dans les prénoms et les métiers), trop de détails sordides, trop de pages, les enquêtes secondaires inutiles, le cold case aurait été suffisant pour un seul volume et les autres enquêtes ne font que leur faire perdre du temps même s'ils sont nombreux dans l'agence à travailler avec Strike et Robin, trop de cigarettes, d'alcool et j'en passe et pour finir l'explication de la disparition de Margot très décevante.
    2020 troubled blood
    2022 Sang trouble
     
Son maigre bagage intellectuel avait fait d'elle une proie facile pour les charlatans de toute sorte. Sa philosophie, si tant est qu'on puisse nommer ainsi les lubies et autres caprices qu'elle appelait pompeusement ses principes, consistait seulement à vivre à rebours des valeurs prônées par la bourgeoisie. (p.503)

Illustration d'entrée de billet : St Mawes par l'artiste Yvonne Fuller.
St Mawes est le village où habitent les tante et oncle de Strike qui l'ont élevé à la place de ses parents.

lundi 23 octobre 2023

Visa pour Shanghai - Xiaolong QIU

 


Alors que la police vient d'être avertie que le cadavre d'une vraisemblable victime de la mafia chinoise vient d'être découvert en plein parc du Bund, grande promenade très touristique, voilà que l'inspecteur principal Chen Cao est mandaté pour tenir compagnie à Catherine, une policière américaine venue chercher Wen, l'épouse d'un passeur chinois, arrêté en Amérique, sur le point de dénoncer les filières à condition que sa femme le rejoigne. Tandis que Chen cherche à découvrir les mobiles du meurtre de l'inconnu du parc, il est également à la recherche de l'épouse qui a disparu dans la nature, à la grande déconvenue de l'américaine qui cherche à faire équipe avec son homologue pour retrouver Wen.


Ceci est 
la deuxième aventure de l'inspecteur et mon 4è roman de la série des enquêtes de Chen Cao (je vais les lire dans l'ordre maintenant). 

Au début du roman, j'ai apprécié l'atmosphère, puis j'ai eu du mal à achever la lecture (340 pages) pour plusieurs raisons : le semblant de romance apporté entre Chen et Catherine est vraiment peu crédible et comme ça dure tout le long du livre, j'avais vraiment eu peur qu'ils "passent à l'acte" ; ensuite, l'histoire est compliquée car elle cumule deux enquêtes : un assassinat et une disparition ; enfin, l'histoire de Wen est terrible alors j'avais vraiment hâte que l'histoire finisse et bien si possible pour elle, à la limite, on s'en fiche du cadavre car on se doute que c'est un personnage peu recommandable.
Pour finir j'ai peu apprécié la quantité de poésies dans le roman, je ne les ai même pas toutes lues.

Le personnage de Chen est plutôt original et je l'apprécie. C'est un érudit qui a étudié la littérature anglaise, mais qui, par le fait d'un ancêtre qui a "mal tourné" (il a juste été emprisonné pour position prise contre le gouvernement) n'obtient pas le métier convoité et se retrouve policier où il continue malgré tout ses travaux d'écriture.
Ce n'est toutefois pas un policier "de base" puisqu'il est inspecteur principal de la brigade des affaires spéciales de Shanghai, ce qui le fait côtoyer toute la société chinoise, des plus nantis aux plus démunis.
Avec lui, on découvre la politique et la corruption, la vie courante (la manière d'attribution des logements) et la gastronomie, le Parti dans toute action car c'est un cadre, il a des appuis qui peuvent le porter à de plus hautes fonctions. J'ai envie bien sûr de découvrir la suite de ses aventures au fil des romans que je trouverai, mais je vais laisser un peu de temps avant de repartir en Chine (trop déprimant).

roman de 2001, traduit en 2002

Le titre français est particulièrement hors sujet car s'il y a un visa dans le roman c'est plutôt celui un visa pour l'Amérique dans la mesure où l'histoire principale évoque les migrations clandestines et le graal pour els Chinois qui veulent s'émanciper d'un régime totalitaire. De plus, le titre original anglais : A loyal character dancer, est à 100 % approprié à l'histoire de Wen.
 
Chen était particulièrement frappé par un instantané pris à la gare de Shanghai : Wen dansait en tenant à la main un coeur en papier rouge portant en caractère chinois : Loyal. (page 33)

Autres romans du même auteur critiqués ici

Visa pour Shanghai (tome 2 ici même)


samedi 14 octobre 2023

Le rideau déchiré - Maryla SZYMICZKOWA

 


Cracovie, 1895. En cherchant à comprendre les circonstances du décès de sa femme de chambre qui semble avoir été la victime d'un vaurien, Zofia Turbotynska découvre un sombre trafic de traite des blanches dont les ramifications remontent à des personnes insoupçonnables et va s'efforcer de déchirer le rideau des apparences.


Après la découverte du duo d'auteurs de Madame Morh a disparu je retrouve avec joie et satisfaction les trépignantes aventures de Zofia qui ne se contente pas de faire préparer de bons petits plats à son cher mari mais qui cherche avant tout à faire réparer l'injustice surtout lorsque la police semble avoir été un peu trop prompte à abattre le malfaiteur. L'histoire est riche et dense, très bien écrite, le sujet est assez sombre bien entendu puisqu'il est question du v i o l et de la mort d'une jeune fille de 17 ans, l'enquête est bien menée et réaliste, l'héroïne est pleine d'énergie et de ressources pour atteindre son but. Le roman permet aussi de décrire le joug des femmes à cette époque où elles n'avaient que peu de liberté pour elle-même et encore moins quand elles étaient au plus bas de l'échelle sociale.

Elle ressentit une pointe de culpabilité à vivre sa deuxième vie non seulement hors de son mariage, mais aussi à la place de son mariage. Ce qui aurait dû lui suffire en tant que femme - un bon mari, une maison prospère, une activité de bienfaisance, le soutien spirituel de l'Eglise - était assurément passé au second plan . L'excitation qu'elle ressentait lors des recherches rocambolesques du meurtrier surpassait de loin la joie de prendre posément soin de son foyer ; consulter des revues en bibliothèque la réjouissait beaucoup plus que l'étude des livrets de prières, et la collecte de dons pour la rénovation de la cathédrale ne pouvait rivaliser avec la collecte de pistes et les tentatives de les agencer en une mosaïque qui mettrait au jour le secret de l'assassinat de Karolina. (page 286)

  
édité en 2023


Une très belle et intéressante lecture que je recommande, j'espère aussi que les auteurs qui se cachent derrière le nom féminin sur le livre : Jacek Dehnel et Piotr Tarczyński, vont poursuivre les aventures de Zofia dans un troisième roman !



lundi 2 octobre 2023

Perspective(s) - Laurent BINET

La visitation par Pontormo c.1528

Au fil de lettres trouvées dans une échoppe d'antiquaire, l'auteur nous emporte à Florence au 16è siècle. Pontormo, le peintre chargé d'une fresque dans la chapelle de San Lorenzo est retrouvé mort, poignardé. Vasari, un intime du duc de Florence, est chargé de retrouver le coupable et s'adresse à Michel-Ange chargé des travaux de la chapelle Sixtine à Rome. De nombreux protagonistes dans l'entourage du Duc s'écrivent, se questionnent , se répondent. Sa fille de 17 ans qui désire faire un mariage d'amour et s'adresse à sa tante Catherine de Médicis (reine France) qui l'encourage à venir la rejoindre. Le peintre Bronzino, élève de Pontormo et chargé de prendre la suite pour achever la fresque, tente de se disculper car il est l'un des gagnants dans la mort du vieux peintre. D'autres cherchent à s'unir pour faire valoir leurs droits dans leur corporation artistique non reconnue. Le tout dans un climat guerrier où les terres sont encore disputées entre les pays d'Italie et de France.


Voici l'un des rares livres que j'ai acheté cette année depuis que je me suis inscrite à la médiathèque. Exceptionnellement, j'ai craqué pour ce roman atypique attiré par le thème sur l'art et je ne le regrette pas car c'est vraiment bien fait : on a l'impression de lire de véritables correspondances même si certaines m'ont laissé plus interrogative car ignorante des chicaneries de l'époque sur la bienséance des représentations des personnages religieux, leur nudité, ou encore les querelles politiques entre royauté et république mais point n'est besoin d'être féru en histoire pour se plonger dans cette enquête qui semble vouée à l'échec car sans réelle piste à suivre ni témoin mais avec cependant une bizarrerie : la fresque a été retouchée par quelqu'un de très doué, ce qui réduit fortement le nombre de personnes capables, mais pas assez cependant pour trouver les bons mélanges de couleurs. Mystère !

Par ailleurs, Pontormo a également peint un tableau au visage représentant le fille du duc mais dans une position de lèse majesté : il s'ensuit une chasse au tableau pour le cacher, le détruire, en faire les choux gras selon la personne qui y voit un avantage ou un élément de pression.

Le roman porte en fait plusieurs sujets et c'est peut-être un peu pour cela qu'il pourrait sembler difficile à suivre au fil des échanges de lettres (on passe du coq à l'âne).

Bien que pure invention de la part de l'auteur, les évènements et les protagonistes ont bien existés : Pontormo a travaillé à la décoration de l'abside de l'église de San Lorenzo (ces fresques, dont on ne connaît que les cartons préparatoires, ont complètement disparu). 

2023

En effet, qu'y a-t-il de plus horrible que de peindre à fresque ? On passe la journée le cou tordu, la tête à l'envers, dix ou quinze pieds au-dessus du sol, à manier le pinceau comme on peut avant que l'enduit ait séché, sans quoi il faut tout recommencer. (page 29)


  • Les plus : un style soutenu et original. La découverte de la corporation des peintres, leurs vicissitudes au service de commanditaires pas toujours aimables ni reconnaissants.
  • Les moins : longueur de l'enquête dont on espère qu'elle finira par aboutir. Petit doute de ma part sur la capacité réelle du coupable à avoir réalisé son forfait...mais au final, je donne une très bonne appréciation à ce roman que je recommande à qui aime les arts.

vendredi 29 septembre 2023

Les anges noirs - Ævar Örn JOSEPSSON


LilyaCorneli & MarieMann

Oubliez la quatrième de couverture que vous lirez n'importe où sur internet : ce ne sont que des âneries mais surtout il y est donné un indice qui n'est en fait révélé qu'au milieu du roman (la "meilleure informaticienne !! vraiment ? )!

Le récit début avec deux enquêtes a priori distinctes : l'une concerne le vandalisme d'une voiture d'un PDG véreux duquel on a sans doute chercher à se venger et qui dépose plainte, l'autre celui d'une disparition soudaine d'une femme (Birgitta)  qui n'est pas revenue chercher ses enfants chez son ex mari comme prévu après le week-end. Les policiers s'attaquent donc à ses deux affaires, tandis que le chef de service s'apprête à partir en vacances en fin de semaine, laissant sa place à l'un de ses équipiers qui n'est pas le plus ancien mais le plus capable.

Birgitta (la "meilleure informaticienne") travaillait sur des programmes d'espionnages sensés faire chanter les gros pontes qui détournent de l'argent pour le placer dans les paradis fiscaux et était donc de mèche avec les services d'espionnage islandais qui cherchent à récupérer un ordinateur portable qu'elle aurait dû avoir avec elle. Le corps de Birgitta finit par être retrouvé dans une cavité inondée du tunnel du Hvalfjörður qui relie Reykjavik à la partie Nord-Ouest de l'île où elle possédait un chalet.

Reste à l'équipe de policiers (qui travaillent un peu chacun pour soi en espérant monter les échelons) la difficile tâche de la reconstitution de l'emploi du temps des protagonistes au cours de cette soirée du samedi soir où Birgitta était encore en vie dans un night club, et démêler parmi les nombreux témoignages le vrai du faux.


Voici un polar nordique qui m'a vraiment tenu en haleine bien que l'enquête soit assez longue ma foi, mais le style de l'auteur étant assez soutenu ce qui rend la lecture agréable et intéressante avec beaucoup de digression sur la psychologie des personnages dont on découvre les pensées les plus intimes dont certaine sont plutôt graveleuses ce qui auraient pu être un peu raccourcies car on avait bien compris que l'un des policiers ne pense qu'à "ça" lorsqu'il croise d'une femme ! Ce n'est que vers la fin que l'on découvre que Birgitta aura été la victime d'un drame passionnel sans aucun rapport avec son activité d'espionnage. Une enquête qui patine beaucoup car l'auteur nous emmène sur beaucoup de pistes (j'ose dire "noires") : espionnage, alcoolisme, précarité, solitude, détournement d'argent, adultères, tabagisme, etc...tout en décrivant une société plutôt morfondue qui comme tout le monde attend impatiemment les vacances pour vivre enfin. Un dénouement honorable.

roman sorti en 2003
2012 en français

Karin était douée, il l'avait compris dès le jour de son arrivée dans la section, cinq ans plus tôt. Elle deviendrait chef de brigade, au bas mot. C'était une question de temps et, toutes carte en main, elle pourrait assez vite se trouver en position de donner des ordres. Il s'attendait à vivre pareille situation avant de partir en retraite. Ce qui ne le dérangeait nullement. Il y avait pire comme supérieur.(p.59)


  • Les plus : un style soutenu et intéressant. Une étude de la société islandaise (emprise américaine sur le pays).
  • Le moins : non traduction des devises (500 000 couronnes = 3450 €)  

lundi 4 septembre 2023

Le Festin - Margaret KENNEDY


1947. Le festin est celui que veulent offrir les trois fillettes résidant à l'hôtel de Pendizack dans lequel elles sont venues passer une semaine de vacances, car elles n'ont jamais connus de fête en cette période d'après-guerre et de rationnement. Il faut dire que leur mère, veuve et sans le sou, a une façon bien à elle de décider à qui s'adressent les privations. L'hôtel est tenu par une famille désargentée qui peut ainsi continuer à espérer donner une éducation à leurs deux plus jeunes fils, l'ainé étant déjà médecin. Outre la mère indigne des fillettes qui se fait très vite remarquer par son absence de compassion pour ses filles, on y trouve une famille aristocratique et leurs 4 enfants, une célèbre femme de lettres accompagnée de son secrétaire, un couple vivant dans le souvenir de leur enfant morte et un chanoine rustre brimant sa fille complétement soumise. Ils sont servis par une femme de chambre aigrie et incompétente et par une jeune fille du village. Au fil de la semaine, tout ce petit monde va se côtoyer, se découvrir des animosités ou des intérêts et se laisser attendrir par la détermination contagieuse des petites filles qui trouveront des aides inattendues pour mener à bien leur invitation. Pendant ce temps, la falaise fragilisée et présentant d'importantes crevasses va finir par produire un éboulement en plein sur l'hôtel.



L'histoire commence par la fin, tandis qu'il faut rédiger une oraison funèbre en mémoire de ceux qui ont été ensevelis dans les décombres de l'hôtel. Bien entendu nous ne savons pas lesquels et c'est là tout l'art et la manière qu'a imaginé l'auteur qui nous détaille, chapitre après chapitre, le passé et les secrets des personnages qui ont tous une sombre histoire, une part d'ombre. Le style est superbe, on ne s'ennuie pas, on est surpris, on a envie de savoir qui en réchappe ! Les chapitres n'ont pas la même forme : tantôt des lettres, tantôt des pensées, des dialogues, des rencontres : tout est si vivant. Il y a de nombreux chapitres autour des sept enfants et leur société secrète. Aucun couple n'est unis mais pour des raisons différentes. Beaucoup de signes funestes laissent prévoir la catastrophe annoncée.

Ce roman offre un très bon moment de lecture ; si seulement la plupart des romans étaient réalisés d'une si belle façon et avec un tel style. Drame et humour y sont présents. J'ai bien aimé tenter de dénicher les indices disséminés par l'auteur qui elle, sait qui en réchappera. J'ai également noté de nombreuses références littéraires, auteurs ou personnages.





Ce voyage à Pendizack était la suprême aventure de leur vie. Elles en étaient toutes un peu ébahies. On eût dit une une histoire lue dans un livre et soudain devenue réalité. Elles auraient, une semaine auparavant tenu pour impossible d'approcher des amis comme les Gifford. A présent la barrière entre les choses possibles et impossibles semblait avoir disparue. (pages 159)


Edité en 1950 sous le titre "The feast". Traduction de l'anglais par Denise Van Moppès. Editions de la Table ronde.